Arthur, de son vrai nom Jacques Essebag, était de retour face aux lecteurs du Parisien pour la première fois depuis 2006. À 60 ans, l'animateur emblématique de TF1 publie son deuxième livre, Même la nuit ne veut pas de moi (Grasset), dans lequel il explore le post-traumatisme de la guerre, la libération des otages et la montée de l'antisémitisme.
Un traumatisme persistant
Depuis le 7 octobre 2023, Arthur vit avec des cauchemars récurrents. Il raconte : « Les images du 7 octobre sont entrées en moi. Je ne peux pas vous les décrire. » Sa femme, Mareva Galanter, le réveille souvent la nuit car il hurle dans son sommeil. Il suit une thérapie depuis toujours et envisage l'EMDR, bien qu'il en ait peur.
L'écriture comme exutoire
Arthur écrit la nuit, dans le noir, pour ne pas réveiller sa femme. Il note ses idées sur des bouts de papier. « Le calme de l'écriture, la beauté de la lecture, c'est ce qui manque à ce monde inondé d'images », confie-t-il. Il admet avoir des troubles de l'attention, sans doute liés aux algorithmes des réseaux sociaux.
L'antisémitisme et la protection
Arthur vit sous protection permanente, accompagné de quatre personnes même chez lui. « C'est pesant, mais je ne veux pas me plaindre. Je pense à tous ceux qui n'ont pas cette chance », dit-il. Il dénonce le silence face à l'antisémitisme : « Le plus insupportable, ce n'est pas la violence, c'est le silence de ceux qui ne font rien. »
Son rapport à la politique
Arthur affirme : « On peut aimer Israël et détester Netanyahou, soutenir le peuple palestinien et détester le Hamas. » Il refuse de quitter la France, qu'il aime et qui lui a tout donné. Il critique La France insoumise pour avoir importé le conflit israélo-palestinien en France.
La télévision et l'avenir
Arthur reconnaît que sa carrière télévisuelle a changé : « Ça fait bien longtemps que je n'ai plus réuni six millions de téléspectateurs. » Il a signé pour trois ans avec TF1 et sait déjà son planning pour 2027. Il se dit prêt à reprendre À prendre ou à laisser, mais avec moins de massages.
Interrogé sur un éventuel engagement politique, il éclate de rire : « Vous m'imaginez candidat à la présidentielle ? » Il précise que si un candidat menace le pays, il s'exprimera.
Un bilan personnel
Arthur conclut : « Je me sens mieux aujourd'hui qu'il y a trente ans. J'ai donné un sens à ma vie. J'ai brisé ma carapace. » Son livre sort mercredi, après le succès de J'ai perdu un Bédouin dans Paris (80 000 ventes).



