La publication de photos volées dans Paris Match pourrait avoir des conséquences juridiques pour Charles Alloncle, député UDR de l'Hérault. Jeudi 21 mai, le magazine people a diffusé des clichés montrant le parlementaire en promenade dans Paris avec son attachée parlementaire, Shéhérazade Khandani, présentée comme sa « compagne ». Or, la loi française interdit l'emploi de collaborateurs faisant partie de la famille proche, sous peine de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.
Un article modifié après la polémique
L'article initial de Paris Match était plutôt élogieux, qualifiant Charles Alloncle de « révélation politique de l'année 2026 » pour son combat contre les médias publics. Il décrivait une « balade en amoureux » du député avec son attachée parlementaire. Cependant, quelques heures après la publication, le titre a été modifié : la « compagne » est devenue une « amie ». Cette modification intervient alors que les lois pour la confiance dans la vie politique de 2017, adoptées après l'affaire Fillon, interdisent l'emploi de conjoints, concubins, parents et enfants pour les parlementaires.
La présidente de l'Assemblée saisit le déontologue
Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a saisi le déontologue de l'institution pour vérifier la situation. Son entourage a confirmé cette information à l'AFP. De son côté, Charles Alloncle nie toute relation intime avec sa collaboratrice. « La loi est claire, il n'y a rien d'illégal, nous ne sommes ni conjoints, ni concubins, ni mariés, ni pacsés », a-t-il déclaré. Il a également annoncé son intention de porter plainte contre Paris Match, dénonçant des « méthodes de filature » et une « illégalité la plus totale ».
Cette affaire met en lumière les zones grises de la législation sur l'emploi des proches collaborateurs. Si la relation n'est pas officiellement reconnue, les apparences peuvent suffire à déclencher une enquête. Le déontologue de l'Assemblée devra déterminer si les faits constituent une infraction à la loi.



