Olivier Bourdeaut : un one-hit wonder prêt à remonter sur le ring
Olivier Bourdeaut : de Bojangles à la renaissance

Un succès fulgurant et un malentendu

En 2016, sur le plateau de La Grande Librairie, François Busnel encensait le premier roman à la mode : En attendant Bojangles, présenté comme un mélange de Boris Vian et d'Alexandre Jardin. Face à lui, Olivier Bourdeaut, assis à côté de Matthieu Ricard, affichait une apparence de gendre idéal, mais cachait une personnalité bien plus complexe. Dix ans plus tard, il publie Une histoire d’amour et de violence, un récit noir et drôle sur son enfance difficile. Interrogé dans les jardins de Gallimard, il confie : « Deux sentiments m’habitaient lors de cette émission : la jubilation, car je suis mégalo, et un malaise terrible. Les compliments n’étaient pas les bons. Mon livre était mélancolique, présenté comme une farce. »

Un parcours en dents de scie

Adapté au cinéma avec Virginie Efira et Romain Duris, En attendant Bojangles s’est vendu à un million d’exemplaires. Mais les ventes suivantes ont chuté : son dernier livre, Développement personnel (2024), n’a atteint que 5 000 exemplaires. Pourtant, Bourdeaut refuse l’étiquette d’one-hit wonder. Avec Une histoire d’amour et de violence, il remonte sur le ring, tel Rocky, prêt à reconquérir son public. Ce récit autobiographique, mêlant humour noir et violence, dévoile l’enfer de son enfance et sa résilience. L’écrivain, moitié bourgeois moitié boxeur, prouve qu’il a plus d’un tour dans son sac.

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