Les Écoliers de Tamaris, Musiciens en Herbe, Se Préparent pour un Concert Exceptionnel
Ce lundi 26 mai, dans la salle de répétition de l'école de Tamaris, une atmosphère de concentration règne. Les élèves de CM2 de la classe Orchestre, violons et contrebasses en main, s'exercent assidûment. Sous la direction énergique de Samuel Trias, 24 ans, ils décortiquent la Sarabande du Concerto grosso de Vaughan Williams, une œuvre britannique riche en émotions.
Un Projet Pédagogique Innovant pour Favoriser le Vivre Ensemble
Ce projet musical, initié il y a cinq ans par la harpiste Roxane Martin et Brigitte Billault, ancienne directrice du conservatoire, porte aujourd'hui ses fruits. Laurent Debeaux, directeur de l'école, souligne les vertus éducatives de cette initiative. "Cela permet de travailler le vivre ensemble, apaise les tensions, forge la cohésion et améliore l'apprentissage, car les enfants sont beaucoup plus réceptifs", explique-t-il. Les élèves, parfois sans pratique musicale préalable, développent une rigueur qui les motive et les met en position de réussite.
Une Œuvre Adaptée aux Jeunes Talents
Samuel Trias, chef d'orchestre, détaille le choix de cette pièce. "Cette œuvre a été écrite pour des écoles de musiques rurales en Angleterre. Au niveau mélodique et harmonique, un groupe répond à un autre, et des cordes sont jouées à vide, permettant à des musiciens sans expérience de s'exprimer", précise-t-il. Aidé par quatre professeurs du conservatoire, il guide les jeunes interprètes avec patience, les traitant comme des musiciens aguerris pour les habituer au niveau requis.
Un Concert Public au Temple d'Alès
Après seulement trois ans d'apprentissage, ces écoliers se produiront ce mardi soir au temple d'Alès, au sein d'Alès Sinfonia. Le concert, intitulé "C'est dans nos cordes", réunira également des élèves du conservatoire Maurice-André et des adultes amateurs, avec la soliste Zoé Alix. L'entrée est libre, offrant une occasion unique de découvrir ces talents en herbe.
Des Retombées Positives sur l'Avenir des Élèves
L'engagement des jeunes musiciens est palpable, avec une assiduité remarquable même pendant les récréations. Certains envisagent déjà d'intégrer une classe à horaires aménagés musique ou le conservatoire l'an prochain. Amandine Duclaux, professeur de violon, met en avant "un apprentissage plus basé sur l'oralité", tandis qu'Aurélien Nunez, également professeur de violon, y voit "une éducation musicale envers un public qui ne se sentait pas forcément autorisé". Ce projet, comme une graine déposée, ne demande qu'à éclore pour enrichir la vie culturelle locale.



