Bio-UV, Genvia, Veolia, Qair : les pépites vertes de l'Hérault
Bio-UV, Genvia, Veolia, Qair : les pépites vertes de l'Hérault

Dans le département de l'Hérault, plusieurs entreprises vertes se distinguent par leurs innovations dans les domaines de l'eau et de l'hydrogène. Bio-UV Group, Genvia, Veolia et Qair sont autant d'acteurs qui contribuent à la transition écologique et au développement durable de la région.

Bio-UV Group et le projet REUT by VINCI

BIO-UV Group, spécialiste européen des systèmes de traitement et de désinfection de l'eau par UV, ozone, électrolyse de sel et AOP, annonce sa participation au projet innovant REUT by VINCI. Ce projet ambitieux est porté par Sogea Environnement, filiale de VINCI Construction. Dans ce cadre, BIO-UV Group a fourni un système de désinfection UV destiné à être intégré dans une unité mobile de traitement de l'eau développée par Sogea Environnement. Ce conteneur autonome permet de traiter des eaux non conventionnelles afin de les réutiliser directement sur les chantiers, réduisant ainsi le recours à l'eau potable.

Face aux enjeux croissants liés à la raréfaction des ressources en eau et aux évolutions réglementaires, REUT by VINCI propose une solution concrète, mobile et adaptable. Déployable à proximité immédiate des chantiers et facilement transférable, avec une durée moyenne d'utilisation de un à trois mois, cette unité permet de valoriser des ressources locales en eau, telles que les stations d'épuration, les bassins ou les carrières, tout en garantissant leur qualité sanitaire. Au cœur de ce dispositif, la désinfection par UV joue un rôle essentiel. Cette technologie permet d'éliminer efficacement les micro-organismes pathogènes sans ajout de produits chimiques, tout en préservant les propriétés de l'eau traitée pour un débit de 15 mètres cubes par heure.

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La désinfection UV, un pilier des eaux non conventionnelles

Dans les applications de réutilisation des eaux, la maîtrise du risque microbiologique est un enjeu critique. Les systèmes développés par BIO-UV Group assurent une désinfection fiable, performante et respectueuse de l'environnement, répondant aux exigences les plus strictes en matière de sécurité sanitaire. Intégrée aux étapes de floculation, filtration et chloration, la solution UV garantit une qualité d'eau compatible avec de nombreux usages : nettoyage de chantiers, irrigation ou encore refroidissement industriel. Laurent-Emmanuel Migeon, PDG de BIO-UV Group, déclare : « Nous sommes fiers de contribuer au projet REUT by VINCI, qui incarne une approche concrète et pragmatique de la gestion durable de l'eau. Participer à une solution mobile, adaptable et à fort impact environnemental positif est en parfaite adéquation avec la mission de BIO-UV Group et de notre engagement continu pour valoriser la réutilisation des eaux usées ».

Genvia veut industrialiser l'hydrogène bas carbone

Installée à Béziers, Genvia incarne l'un des paris industriels majeurs de la filière hydrogène en Occitanie. Créée en 2021, la jeune société travaille sur une technologie stratégique : l'électrolyse haute température, dite SOEC, qui permet de produire de l'hydrogène bas carbone à partir d'électricité et de vapeur d'eau. Son ambition est claire : fournir aux industriels une solution performante pour réduire leurs émissions sans perdre en compétitivité.

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Dans un contexte où les projets comme BarMar posent la question du transport massif de l'hydrogène, Genvia se place en amont de la chaîne : celui de la production. Car sans hydrogène décarboné disponible à grande échelle, les infrastructures seules ne suffiront pas. La société réunit plusieurs poids lourds autour d'une même feuille de route : SLB, le CEA, Vinci Construction, Vicat et la Région Occitanie. Depuis son site biterrois, elle développe des électrolyseurs à très haut rendement énergétique, avec l'objectif de faire émerger une filière française de l'électrolyse haute température. Genvia a déjà franchi plusieurs étapes : ligne pilote, démonstrateur SOEL200 à Béziers, puis premiers déploiements industriels. L'un des projets emblématiques concerne ArcelorMittal à Saint-Chély-d'Apcher, où la technologie doit être testée en conditions réelles pour contribuer à la décarbonation de la sidérurgie. Pour le Biterrois, l'enjeu dépasse la seule innovation énergétique ; il touche à la réindustrialisation, aux emplois qualifiés et à la capacité du territoire à se positionner dans une filière européenne en construction. Si BarMar promet demain de faire circuler l'hydrogène entre Espagne et France, Genvia rappelle que la bataille se jouera aussi dans les ateliers, les laboratoires et les usines capables de produire cette molécule propre.

Veolia et la Fédération de Pêche de l'Hérault s'engagent pour la protection des milieux aquatiques

Un accord local de partenariat a été signé pour une durée de trois ans visant à renforcer la protection des milieux aquatiques et des espèces piscicoles dans le département de l'Hérault. Ce nouveau partenariat entre Veolia et la Fédération de Pêche de l'Hérault fait écho à celui signé en juin 2025 entre Veolia Eau France et la Fédération Nationale de la Pêche en France, démontrant l'engagement commun pour la protection des milieux aquatiques et la prévention des risques environnementaux. Des engagements concrets et au plus près du terrain concernent la mise en place de systèmes d'alerte et d'échange en temps réel, le partage d'expertises locales, un dialogue constant et constructif, ainsi qu'une prévention renforcée des risques potentiels environnementaux.

Un partenariat basé sur le partage d'informations et de compétences

Le partenariat repose sur un protocole de partage d'informations, de connaissances et de compétences, dans un objectif de prévention et de préservation de la qualité des milieux aquatiques. Des actions concrètes de prévention sont aussi mises en place. Pierre Dissaux, directeur du territoire Hérault de l'activité eau de Veolia, déclare : « Ce partenariat illustre notre engagement en faveur de la préservation des ressources en eau et de la biodiversité aquatique. Cela nous permettra de bénéficier de l'expertise terrain des pêcheurs, véritables sentinelles de l'environnement. En combinant nos expertises respectives, nous pourrons mieux anticiper et prévenir les risques pour les milieux aquatiques ». Jean-Jacques Daumas, président de la Fédération de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique de l'Hérault, ajoute : « Cette collaboration nous permet de renforcer notre action de protection des milieux aquatiques en travaillant en amont avec un acteur majeur de la gestion de l'eau. Le partage de connaissances et la prévention sont essentiels pour préserver nos cours d'eau et les espèces qui y vivent ».

Qair accélère l'hydrogène à la pompe

Depuis Montpellier, Qair construit en Occitanie une chaîne complète autour de l'hydrogène renouvelable. Avec sa station de Béziers et le projet Hyd'Occ, l'entreprise veut faire passer la filière du démonstrateur aux usages concrets, notamment dans la mobilité lourde. Basé à Montpellier, l'énergéticien indépendant du renouvelable déploie en Occitanie un écosystème qui relie production, transport et distribution d'hydrogène. À Béziers, l'entreprise a installé une station H2 pour alimenter les usages intensifs comme les bus de l'Agglomération Béziers Méditerranée. La station doit distribuer jusqu'à 600 kilogrammes d'hydrogène renouvelable par jour. Qair porte, avec l'AREC Occitanie, le projet Hyd'Occ à Port-La Nouvelle. Sa première phase prévoit une puissance de 20 mégawatts et une production annuelle de 2 700 tonnes d'hydrogène renouvelable. L'hydrogène produit doit alimenter les stations régionales, dont Béziers et Narbonne. Une seconde phase porterait la capacité à 40 mégawatts pour 5 400 tonnes par an.

Pour les territoires, l'intérêt est double. D'un côté, la mobilité lourde dispose d'une alternative aux carburants fossiles. De l'autre, l'Occitanie teste une chaîne de valeur complète, depuis la production locale jusqu'à la distribution au plus près des usages. Dans le contexte de BarMar, cette approche donne un visage concret à la filière : avant les grands flux européens, il faut créer les premiers clients, les premiers usages et les premiers réflexes industriels. Qair se positionne donc comme un acteur de terrain. Là où les grands corridors parlent de millions de tonnes et de stratégie continentale, l'entreprise travaille à l'échelle d'une station, d'un dépôt de bus, d'un transporteur.