Né le 18 mai 1913 à Narbonne, Charles Trenet est décédé en 2001 à Créteil, un 19 février. Retour en vidéos et en chansons sur les 70 ans de carrière de ce monstre de la chanson française.
« Y a de la joie »
La chanson est écrite en 1936 par Charles Trenet alors qu'il effectue son service militaire à la caserne d'Istres, qu'il a intégrée en octobre, et où il s'ennuie beaucoup. Il confie ainsi qu'il l'a créée pour se donner du courage en balayant la cour de la caserne. Elle est interprétée pour la première fois sur la scène du Casino de Paris le 10 février 1937 par Maurice Chevalier, puis dans le film de Julien Duvivier « L'Homme du jour ».
« La romance de Paris »
Charles Trenet fait ses débuts à Paris pendant la guerre. Il chante, parfois devant les Allemands, des airs qui redonnent la joie de vivre comme « Douce France ». Le jeune homme fait également ses débuts au cinéma. En 1940, il chante dans « La romance de Paris ».
« Que reste-t-il de nos amours »
Écrite par Charles Trenet en 1942, sur une musique de son pianiste accompagnateur Léo Chauliac. « Que reste-t-il de nos amours ? » est l'un de ses plus grands succès. Il n'en est pourtant pas le premier interprète, mais la chanteuse Lucienne Boyer qui l'enregistre en 1942, puis le chanteur de charme Roland Gerbeau en février 1943. Le chanteur l'enregistre en juillet 1943, après en avoir donné une version abrégée dans le film à sketches « La Cavalcade des heures », dans lequel il incarne un chanteur en vogue.
« Douce France »
« Douce France » est créée par Charles Trenet en 1943. Il l'interprète l'année même aux Folies Bergère où son refrain est repris par le public comme un acte de résistance. À la Libération, elle est malgré tout considérée comme étant d'« esprit pétainiste ». Reprise par le groupe Carte de séjour en 1986, en plein débat au Parlement sur le code de la nationalité, la chanson est devenue un symbole pour une jeunesse métissée et antiraciste, tranchant le débat quarante ans plus tard.
« L'âme des poètes »
À la Libération, le chanteur s'envole pour New York. Il voyage dans tout le continent puis dans le monde entier, multipliant les concerts. En 1951, il rentre à Paris et se produit au Théâtre de l'Étoile avec de nouvelles chansons dont « La folle complainte » et « L'âme des poètes ».
« Un jardin extraordinaire »
Écrite par Charles Trenet en 1957, la chanson décrit un parc magique, où les animaux parlent et les statues prennent vie, comme dans les contes. Le poète voit « passer la plus belle des filles », et tous deux vont retrouver dans le bois « la douceur d'une couchette secrète »… S'est-il inspiré du Jardin des Plantes pour l'écrire ? Celui qui fera son coming out bien malgré lui en 1963, fait-il allusion au jardin des Tuileries, lieu de rencontres homosexuelles, à une époque où l'homosexualité était encore un délit ? Peu importe, elle reste l'une de ses plus belles chansons.
Trenet, l'influenceur
En 1966, Charles Trenet commente près d'un électrophone quelques-uns de ses grands succès dans une interview à Jean-Pierre Lannes. Devenu une icône de la chanson française, il revient sur les différentes facettes de son personnage et sur l'influence qu'il aurait eue sur Brel, Brassens ou Aznavour, en commentant les chansons que lui fait écouter le journaliste « Je chante », « Terre » avec le Jazz de Paris, « Verlaine », « Moi j'aime le music-hall » et « La mer » en japonais.
« La mer »
Dans les années 1970, Trenet monte sur la scène de l'Olympia à deux reprises. En 1971 pour une « rentrée parisienne » et en 1975 pour des « adieux » qui ne l'empêcheront pas de revenir 8 ans plus tard à l'occasion du festival « Juste pour rire ». Sur la scène mythique, le « Fou Chantant » interprète les chansons qui font désormais partie du patrimoine de la chanson française, à l'image de « La mer ».
« Les poètes descendent dans la rue »
Pour la première édition du « Printemps des Poètes », Charles Trenet enregistre en 1999 avec des musiciens de l'Orchestre philharmonique de Radio France et des artistes du Chœur. « Les poètes descendent dans la rue » sera sa dernière chanson. À 85 ans, il affirme : « Je me trouve pas mal. Je me vois tel que je suis avec mes défauts. De toute façon, à mon âge, c'est incurable. »



