À Vauvert, la contestation culturelle s’intensifie après l’annulation du festival Jazz à Vauvert et de l’exposition photo de l’artiste Sylvain Brino par la nouvelle mairie RN. Un rassemblement citoyen est prévu le mercredi 20 mai à 18 h 30 au rond-point de la Condamine pour dénoncer ces décisions jugées arbitraires.
Un mot d'ordre : « Ne pas laisser faire »
Plusieurs militants, associations et personnalités politiques ont lancé un appel à la mobilisation après les dernières décisions culturelles du nouveau maire RN de Vauvert, Nicolas Meizonnet. La polémique a éclaté début avril avec l’annulation d’une exposition du photographe vauverdois Sylvain Brino. L’artiste devait présenter une série de clichés retraçant quinze ans d’événements locaux, mais l’édile a stoppé la programmation, reprochant au photographe des publications hostiles au Rassemblement national sur les réseaux sociaux.
Quelques jours plus tard, le festival Jazz à Vauvert a été annulé à son tour. Dans un communiqué publié le 17 avril sur Facebook, l’association Jazz à Junas dénonçait une « décision brutale » après l’annulation de la 23e édition du rendez-vous musical, jusque-là soutenu par la municipalité. Le festival sera finalement relocalisé à Vergèze les 26 et 27 juin.
Une riposte citoyenne
Dans un communiqué, les groupes d’action LFI de Vauvert et Gallargues-le-Montueux dénoncent « les premières décisions autoritaires du maire RN » et alertent sur « les inquiétudes qui pèsent sur les associations culturelles et d’aides aux personnes en difficulté ». René Dagand, référent La France Insoumise, déclare : « C’est une mobilisation ouverte à tous ceux qui s’opposent aux décisions arbitraires de Nicolas Meizonnet et son équipe municipale. »
Les organisateurs espèrent réunir entre 100 et 200 personnes, tout en étant conscients que « la majorité des Vauverdois adhèrent à cette politique au vu des résultats des élections municipales (57,50 % des voix) ». Plusieurs élus et personnalités sont annoncés, dont Thomas Portes, président de l’Observatoire contre l’extrême droite, Raphaël Arnault et Nathalie Oziol. René Dagand ajoute : « On attend une réaction populaire contre ces décisions et que le maire ne prenne plus de décisions arbitraires contre les mouvements associatifs, culturels et solidaires. »
Contacté, Nicolas Meizonnet n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.



