Eric Le Collen : sept guitares de légende en spectacle à Saint-Emilion
Sept guitares de légende : le nouveau spectacle d'Eric Le Collen

Le musicien et scénographe Eric Le Collen met en scène sa passion pour les guitares de collection dans un nouveau spectacle intitulé "Seven". Il proposera deux représentations les samedi 24 et dimanche 25 mai à 16 heures dans la salle du Clos Fourtet à Saint-Emilion, dans le cadre du festival Philosophia.

Une guitare offerte pour le bac

"Mes parents ont voulu me faire un cadeau lorsque j’ai eu mon bac. J’ai demandé une guitare. Une Martin D28…" Aujourd'hui âgé de 73 ans, Eric Le Collen possède toujours cet instrument, un modèle de 1966 qu'il chérit particulièrement. Il se souvient de la boutique où il est allé la commander, un magasin aujourd'hui disparu de la place Puy-Paulin à Bordeaux. "Une boutique tellement petite que j’ai dû essayer la guitare dans la salle à manger." De cet épisode, il a tiré un récit musical, "Petite boutique", qui illustre le rapport intime qu'il entretient avec l'instrument. Cette histoire constitue l'un des sept volets de son nouveau spectacle, "Seven", où sept instruments de légende l'accompagnent sur scène.

Un artiste aux multiples talents

Eric Le Collen s'est forgé une solide réputation dans le milieu culturel. Musicien et scénographe, il est co-créateur du festival Philosophia et un habitué des spectacles ambitieux. Son savoir-faire éclate à chaque représentation de la Bataille de Castillon, dont il est l'un des piliers. Son curriculum vitae inclut des spectacles devant la Grande Arche de la Défense, la cérémonie d'inauguration du tunnel sous la Manche, la mise à l'eau de "L’Hermione" à Rochefort ou encore une contribution au projet de la Cité du vin de Bordeaux. "Plus discrètement, je travaille à des prestations événementielles haut de gamme, pour des personnalités qui m’ont offert la possibilité de me lâcher artistiquement." À ce besoin d'explorer, d'emprunter des chemins de traverse, s'est greffée une envie de se faire plaisir. "J’ai envie de mener les projets qui me tiennent à cœur tant que j’en ai la possibilité."

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La genèse de "Seven"

L'idée de "Seven", qui a connu d'autres noms par le passé, est née pendant la pandémie. "J’ai toujours aimé la guitare. J’ai toujours aimé jouer même si je ne suis pas virtuose. Je ne me voyais pas me lancer en récital. L’idée m’est venue de raconter des histoires autour de mes guitares." La collection s'est agrandie au fil des ans : Fender, Martin, Ovation, Gibson, Rickenbacker, Höfner… Pendant le confinement, Eric Le Collen a rassemblé ses idées, s'enregistrant, créant des boucles musicales, travaillant sur l'équilibre du spectacle "avec l’exigence professionnelle qui est la mienne". Il a réuni un ou deux morceaux par instrument, accompagnés d'anecdotes significatives. Au final, sept histoires composent le spectacle.

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Les sept instruments et leurs histoires

  • "Petite boutique" : la Martin D28 de 1966, évoquant le souvenir de l'achat.
  • "Les Avions perdus" : une Ovation Nylon Stereo 1982, acquise auprès de Marcel Dadi, pour évoquer le destin tragique d'artistes morts dans des accidents d'avion, comme Otis Redding (1967) et Marcel Dadi lui-même, victime de l'explosion du vol TWA 800 en 1996.
  • "Cent dix fois le tour de la terre" : une Gretch Tennesean 1966, pour raconter l'aventure de Patrick Baudry à bord de la navette Discovery en 1985, déjà mise en scène en 1989 au Château Lynch-Bages.
  • "L’ingénieur musicien" : une Ovation Acier Stereo 1984, en hommage à Charles Kaman, ingénieur aéronautique qui a fondé Kaman Music et créé les guitares Ovation. Paul Simon utilisait une Ovation lors du concert de Simon & Garfunkel à Central Park en 1981.
  • "Carrosserie automobile" : une Fender Stratocaster Fullerton 1982 rouge pétard, dont le design s'inspire de l'industrie automobile.
  • "Made In America" : une Rickenbacker Fireglo 1966, pour évoquer les "Protest songs" à la Bob Dylan. Rickenbacker est la seule marque dont tous les composants sont fabriqués aux États-Unis.
  • "Plume historique" : une Bass Violon Höfner de 1968, devenue iconique entre les mains de Paul McCartney. Cet instrument symétrique, conçu pour un gaucher, a été utilisé par McCartney après avoir simplement permuté les cordes.

L'entrée est gratuite, mais le nombre de places étant limité, il est conseillé de réserver par mail à alexandra@ericlecollen.com.