Les habitués du Sporting d’Este l’auront reconnu, les autres ne découvriront qu’une partie de ses talents. Daniel Deherme, entraîneur principal du Billère Handball de 2020 à 2024, a pris tout son monde à contre-pied. S’il demeure cadre technique à la fédération française, il s’est aussi lancé dans une carrière de cafetier et vendeur de meubles contemporains. Un virage entamé avec la reprise du salon de thé L’Isle au Jasmin, emblématique repaire du boulevard des Pyrénées, identifié par ses transats posés en contrebas de l’hôtel Gassion.
Un salon de thé revisité
Les fauteuils sont toujours là, mais le salon de thé s’est refait une jeunesse. « Ce projet est né d’une opportunité, explique Élodie Deherme, passé le coup de feu de la mi-journée. J’ai rencontré Madame Dumas, l’ancienne propriétaire de L’Isle au Jasmin et j’ai compris qu’elle vendait, explique cette Parisienne d’origine. Ç’a été un coup de cœur. On s’est dit pourquoi pas un coffee-shop ? On a travaillé à un business plan et créé le Pixel art café qui marie la Belle Époque et le côté gaming. »
Côté Belle Époque, un café entièrement repensé avec une déco épurée et une toute nouvelle mezzanine en fer forgé. La peinture, dans les tons vert olive, reprend le code couleur de la balustrade du boulevard des Pyrénées qui lui fait face de l’autre côté de la rue la moins passante de toute la ville puisqu’elle est fermée à la circulation. Le salon de thé propose l’ensemble des petites sucreries qu’on peut attendre de ce genre d’établissement et une riche carte des thés et cafés. Voilà pour la touche d’Élodie, qui a quitté sa carrière de commerciale pour une entreprise américaine pour ouvrir le champ des possibles.
Des bornes d’arcade à vendre
Son mari, lui, n’a pas complètement refermé la page handball. Daniel Deherme partage sa semaine entre les allers-retours à Paris à la fédération, le café… et le commerce des bornes d’arcade. Ces grands meubles de bois sont à découvrir au Pixel art café mais également à vendre. « C’est un produit que j’ai conçu pendant quasiment deux ans, précise cet éternel passionné de jeux vidéo. J’ai profité du Pixel Art pour mettre en avant ces objets qui participent du style retrogaming très à la mode actuellement. »
Des affiches inspirées de Pac Man ou de l’univers des jeux vidéo tapissent par petites touches le café. L’écran d’arcade est entouré d’un habillage en chêne clair de manière à pouvoir s’intégrer délicatement dans tous les intérieurs. L’unité centrale est cachée dans le ventre de la borne. Elle permet de faire tourner un émulateur qui déroule un large éventail de jeux des années 1990 à aujourd’hui, de la Super Nes à la Switch. Le salon de thé est un peu le showroom de ces bestiaux qui se vendent à partir de 1 900 euros pièces et peuvent grimper au-delà des 4 000 euros selon la personnalisation. Après avoir englouti son milk-shake, il est donc possible de rouster votre meilleur pote sur Tekken, enfin avancer l’interminable Aladin de la Méga Drive ou montrer à vos enfants combien Mario en 2D, c’était mieux avant. Un paradis pour quadras mais pas seulement.
Pixel Art Café, 28 Bd des Pyrénées, à Pau. Du lundi au vendredi de 9 heures à 18 heures.



