Dans le cadre du Printemps de la photo, l’artiste Brigitte Monjaux présente une série de clichés capturés entre les forêts landaises et les rues de Venise, livrant son interprétation du réel à travers des formats carrés.
Une immersion dans la forêt landaise
Dans cette forêt, où d’infinis silences cohabitent au petit matin avec d’opaques brumes, Brigitte Monjaux s’est discrètement glissée pour saisir l’instant magique du point du jour. Dans cette atmosphère ouatée d’où émergent des pins comme un défi au ciel, la photographe de Gujan-Mestras a saisi la flexibilité des roseaux qui se plient sous les premières risées du noroît venues avec le flot. L’océan n’est qu’à quelques encablures de cette forêt landaise qui fascine Brigitte Monjaux. Elle en a rapporté une série de clichés qu’elle présente en l’église Sainte-Foy dans le cadre du Printemps de la photo, avant d’inviter le public à la suivre dans les rues de Venise.
La vie quotidienne des Vénitiens
« J’ai voulu, dit-elle, à travers mes pérégrinations découvrir la vie quotidienne des Vénitiens, loin des images d’Épinal. » Ce voyage photographique permet de plonger dans l’intimité d’une cité mythique, en évitant les clichés touristiques habituels.
Le choix du format carré
Le format carré, qui tranche avec les cadrages à l’italienne notamment, a été choisi par l’artiste. Pourquoi ? « Parce que quand j’étais adolescente on m’a offert un Instamatic, un appareil qui faisait des photos carrées », explique Brigitte Monjaux, qui a découvert la photographie au lycée. « Les contraintes de la vie ne m’ont pas permis d’approfondir cette activité et je me suis contentée de faire des photos, et pas de la photo, pendant de nombreuses années », poursuit-elle.
Une passion née tardivement
En 2006, elle acquiert son premier reflex et intègre un club photo où elle rencontre des passionnés qui lui transmettent l’amour de cet art et guident ses premiers pas. La photographie devient alors pour elle une vraie passion et son appareil ne la quitte plus. « J’explore différents domaines : paysages, macro, reportage… et depuis quelque temps le travail en studio. » Selon son ressenti, Brigitte Monjaux travaille en noir et blanc ou en couleur.
L’interprétation personnelle
« Vient ensuite une recherche afin de faire parler mon imagination, à travers le traitement des images », dit-elle avant de conclure : « C’est pour moi une étape essentielle, celle où je peux livrer mon interprétation qui s’éloigne parfois de la réalité, et nous entraîne dans mon univers. »



