Ancien infirmier engagé dans l’humanitaire, l’auteur beaumontois Didier Trimoulet vient de faire paraître « Chants d’encre et de papier », un nouvel ouvrage où il explore les émotions humaines et le thème universel de l’amour.
Des racines italiennes, une langue française maîtrisée
Si ses grands-parents sont arrivés d’Italie en Périgord il y a une centaine d’années, ils n’ont jamais parlé italien à leurs petits-enfants. Un choix pour garantir un parfait apprentissage du français. Et quand on lit l’œuvre de Didier Trimoulet, on se dit que le pari est réussi. Son expression est belle et riche.
Deuxième d’une fratrie de huit, ce qui l’exclut d’études longues, il obtient un CAP en cordonnerie alors qu’il rêve plutôt de médecine. Mais les rencontres de la vie permettent parfois de se rapprocher de ses rêves. S’il travaille dans l’usine Marbot-Bata, il est aussi chef scout. Or, à l’époque, des responsables départementales enseignent à l’école d’infirmières de Périgueux et le persuadent de passer le concours d’entrée.
Une carrière au service des autres
Infirmier diplômé d’État, après douze années d’exercice en libéral, il se forme à différentes spécialités, de la pédopsychiatrie à la gériatrie. Il chemine aussi avec Médecins sans frontières, Médecins du monde puis Amnesty international. Sensible à la douleur des autres et soucieux d’humanité, son écriture est parfois pleine de souffrances et de colères.
Un fil rouge : l’amour
Il a commencé à écrire de la prose à l’âge de 12 ans et l’écriture poétique arrive dans sa vie lors des premières années de son activité d’infirmier. Il vient d’éditer son 25e recueil, « Chants d’encre et de papier ». Le fil rouge de tous ses ouvrages, c’est l’amour. « Qu’est-on prêt à perdre de soi pour s’enrichir de l’autre ? », interroge-t-il.
Il écrit sur l’amour pour les autres et pour une femme « qui est telle la Béatrice de Dante, une femme rêvée », dit-il. Il ajoute : « Toutes les émotions humaines, je les retrouve dans la poésie, la photo, la peinture, la musique. » Il aimerait que « chacun regarde le monde avec les yeux émerveillés de l’enfance » et vienne à l’art, à la poésie, à « ces forces émotives qui émanent du quotidien ».
La poésie, il en lit régulièrement, surtout écrite par des femmes pour leur sensibilité et, entre autres, des poétesses étrangères. L’étranger le lui rend bien d’ailleurs : certaines de ses œuvres ont obtenu des prix, notamment en Italie. Il est disponible sur livres.bookelis.com (11 €).



