Balade littéraire à Frontignan avec l'écrivain Jacky Schwartzmann
Balade littéraire à Frontignan avec Jacky Schwartzmann

Le cœur de ville de Frontignan ferait-il écho à l’œuvre de Jacky Schwartzmann ? Pour en avoir le cœur net, rendez-vous samedi 25 avril avec lui pour la dernière balade littéraire pédestre du FIRN (Festival international du roman noir).

Un écrivain prolifique

Jacky Schwartzmann dit de sa vie qu’elle est « un long voyage en TGV », car il court sans cesse d’un salon du livre à des séances de dédicaces dans les librairies des quatre coins de l’hexagone. Il faut dire que l’auteur est prolifique. Publié à l’âge de 44 ans, après avoir multiplié « les petits boulots mal payés et ennuyeux au possible », il enchaîne depuis roman sur roman (douze à son actif) et les prix, tout en écrivant pour le cinéma et la BD. Un marathon qui n’est pas pour déplaire à celui qui a participé à l’improbable marathon de Pyongyang, en Corée du Nord, qu’il a relaté dans son roman « Pyongyang 1071 », avec cette loufoquerie qui caractérise son écriture.

Une source d'inspiration : la vraie vie

Si ses livres sont aussi une invitation au voyage, ils ont principalement comme destination unique « la vraie vie de la France et le réel », sa source constante d’inspiration. Et de vraie vie, il en sera question ce samedi 25 avril, lors de la balade littéraire pédestre du FIRN en sa compagnie dans le cœur de ville de Frontignan, ponctuée par cinq arrêts où il fera lecture d’extraits de son dernier roman « Killing me softy ».

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« Ce qui m’intéresse, c’est la vraie vie des gens, des villes et des quartiers. Les livres de science-fiction ou les séries fantastiques m’indiffèrent totalement. J’ai besoin du réel pour accrocher », confie l’auteur. Mais un réel dans lequel Jacky Schwartzmann ne résiste jamais à la tentation d’instiller de fortes doses d’humour noir pour aborder des thématiques sociales telles que le monde du travail, les relations de pouvoir entre les individus, la vie des habitants des cités…

Un style unique

« J’aime par-dessus tout prendre au départ un personnage normal pour le plonger dans une situation anormale et voir ensuite où cela le mène », raconte l’écrivain. Et parfois de prendre le contrepied dans son dernier roman avec son personnage principal, un tueur à gages, mais à la vie familiale totalement rangée. Si Jacky Schwartzmann n’a jamais touché une arme à feu, ni blessé ou tué qui que ce soit, il puise souvent dans sa vie antérieure de boulots alimentaires et ses « marottes » pour nourrir ses récits.

Le « citoyen tout à fait modèle, très scolaire et pétri de civisme », ainsi qu’il se qualifie, avoue avoir une admiration pour les arnaqueurs et autres bandits. Sa principale marotte ? En faire des types normaux, avec tous les attributs d’une vie quotidienne lambda dans un milieu familial ordinaire. C’est après que tout se complique. La suite ? Elle est dans ses livres…

Informations pratiques

Samedi 25 avril, 10 h 30, rendez-vous en cœur de ville. Gratuit. Réservations obligatoires au 0 467 185 492.

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