Le tournage secret de Sean Ellis en Charente : retour sur un film d'horreur tourné dans les communes de Cognac
Tournage secret de Sean Ellis en Charente : retour sur un film d'horreur

Le tournage discret de Sean Ellis en Charente : une aventure cinématographique marquante

Dans les archives, le 8 avril 2019 marque le début d'un événement cinématographique en Charente. Le réalisateur britannique Sean Ellis, sélectionné aux Oscars, a démarré le tournage de son film d'horreur, presque achevé fin mai. Plusieurs communes autour de Cognac ont servi de décor, confirmant que la Charente est, cette année, une terre de prédilection pour le septième art.

Une production secrète et enracinée localement

Sean Ellis, en couple avec une Charentaise et vivant sur place une partie de l'année, a choisi la région pour son projet. Pourtant, malgré cet enracinement, l'équipe a maintenu une discrétion absolue. Le journal Sud Ouest a demandé à assister à une journée de tournage, mais la production a refusé catégoriquement, sans intention de révéler l'intrigue.

Un impact notable dans les communes charentaises

Le film a créé l'événement partout où il est passé, avec la totalité des scènes tournées en Charente, principalement en Grande-Champagne. À Bourg-Charente, par exemple, une équipe de 90 personnes et 36 camions a débarqué, ne passant pas inaperçue. Le maire, Jérôme Sourisseau, se souvient : « Ils se sont installés sur la place du village, avec même leur propre cantine. » Il a été convié sur le plateau et a pu admirer une maison du XIXe siècle reconstituée, si réaliste que tout le monde pensait qu'elle était là depuis des décennies. Certains décors ont été donnés pour le spectacle son et lumière de l'été.

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Des figurants locaux et des scènes impressionnantes

Un casting géant a été organisé pour trouver des figurants de type tzigane, impliquant la communauté des gens du voyage. Un membre, sous anonymat en raison d'une clause de confidentialité, raconte : « Un village a été reconstitué, en ayant l'air naturel. On a fait de notre mieux, en plumant des poules ou en jouant de la guitare. Le réalisateur était très content. » Un autre acteur d'un jour décrit des scènes intenses : « Des mercenaires sont venus nous attaquer. C'était impressionnant. Il fallait s'échapper dans les bois. Certains ont été tués. Ils nous ont barbouillés de sang. Les méchants ont même mis le feu aux caravanes. » Tous expriment leur ravissement de l'expérience, soulignant la gentillesse de l'équipe et le plaisir pris.

Une sortie retardée et des différences de distribution

Pour voir le résultat, il a fallu attendre jusqu'en 2022, où le film est sorti en vidéo à la demande sous le titre The Cursed (signifiant le maudit). Impossible de le voir au cinéma en France, alors que le marché américain a eu le privilège de l'accueillir dans les salles obscures. Cette aventure cinématographique reste un chapitre marquant dans les archives de la région, illustrant l'attrait de la Charente pour le cinéma international.

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