Fin avril 2018, la fiction historique de France 2 était en tournage en Dordogne, sous la direction du réalisateur Jean-Marc Moutout. Retour sur l'information avec l'article paru à l'époque.
Un lieu isolé et historique
C'est un lieu loin de tout, inconnu des gens du coin, au bout d'une longue allée de hêtres. Une vaste propriété de 300 hectares où sont disséminées plusieurs fermes, avec en son centre le château du Garraube, du XVIIe siècle, qui surplombe un vallon de Liorac-sur-Louyre, en Dordogne. C'est ici que, pendant une semaine, une équipe de tournage s'est activée. Lundi 23 avril 2018, elle y réalisait ses dernières séquences pour la série télévisée « Victor Hugo, ennemi d'État ».
Cet endroit a été déniché par Thierry Bordes, de Ciné Passion, sollicité par Laurent Cavalier, le directeur de la production. « Je lui ai demandé s'il n'avait pas de lieu pour tourner plusieurs séquences, car c'est trop compliqué sur Paris. Il nous a trouvé cet endroit, ainsi que d'autres, sur Périgueux, où nous irons les jours prochains. » Pour l'anecdote, « des plans de ''Jappeloup'' avaient été tournés ici », confie Thierry Bordes.
Un château à double usage
Ce château privé fait double office : à la fois maison familiale de Victor Hugo, mais aussi appartement de Fortunée Hamelin, une femme du monde qui hébergeait Léonie d'Aunet, la maîtresse de l'écrivain. Le 23 avril 2018, différentes séquences entre eux étaient mises en boîte. C'était le 29e jour d'un tournage qui en compte 43 en tout.
Un jeune Victor Hugo incarné par Yannick Choirat
On y découvrait un jeune Victor Hugo, loin de l'homme à la barbe blanche immortalisé par une photo d'Étienne Carjat, en 1876. « Nous sommes dans la période 1847-1850, sa période pré-exil », décrit le comédien Yannick Choirat. Pour enfiler le costume du grand homme, il s'est livré à « un travail intense », explique-t-il. Physique, d'abord, « avec la prise de 10 kg ». Et surtout, de documentation et d'inspiration, « dévorant des livres de ou sur l'auteur, mais aussi ses discours politiques ».
À peine termine-t-il son explication qu'il est rappelé sur le plateau, dans les étages du château, véritable ruche où s'active une soixantaine de personnes. « En moyenne, nous sommes une centaine, précise Laurent Cavalier. Et pour les séquences d'Hugo à la Chambre des députés, filmées à la salle du congrès de Versailles, nous étions 200. »
Poursuite du tournage à Périgueux
Ce 24 avril 2018 et les prochains jours, c'est à Périgueux que le tournage va se poursuivre. À la préfecture, d'abord, qui fait elle aussi double emploi : sortie de théâtre côté jardins et salle de bal dans son grand salon. D'autres séquences seront réalisées rue du Plantier : des scènes d'émeutes et de barricades, avec notamment parmi les figurants, le maire de Périgueux, Antoine Audi, qui s'est laissé pousser la barbe pour l'occasion. Puis, l'équipe du film remontera à Paris pour boucler le tournage. Il y aura ensuite le montage et la post-production. À l'arrivée, quatre épisodes de 52 minutes chacun seront diffusés sur France 2, lors de deux soirées, en novembre 2018.
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