Le Cannois d'adoption Thomas Faurel, 378e mondial, a réalisé une semaine de qualifications parfaite sans encaisser le moindre set. Ce mardi 26 mai 2026, il affrontera le Monégasque Valentin Vacherot, tête de série numéro 16. À seulement 20 ans, le Français affiche une sérénité remarquable.
Une expérience inoubliable sur le Suzanne-Lenglen
Interrogé sur son état d'esprit après cette semaine exceptionnelle, Thomas Faurel confie : « Oui, c'était vraiment incroyable de jouer sur le Suzanne-Lenglen devant 10 000 personnes, une expérience de dingue. Mais même dans ces moments-là, je suis arrivé à rester calme, très présent. Je ne me suis pas trop projeté le long de la semaine. Là, c'est pareil, je reste très calme, très posé, et je prends vraiment les choses jour par jour, entraînement par entraînement, et je vais voir où ça m'amène. »
Un calme qui repose sur la confiance
Comment parvient-il à rester si serein ? « J'arrive à me concentrer sur ce qui reste important. Ça reste mon tennis, mon niveau de jeu. Ce sont des choses où, même avant ce super résultat, j'avais déjà fait vraiment du bon tennis. J'étais confiant de ce que je pouvais faire, que je pouvais gagner des matchs contre des joueurs qui sont des Top 100, des Top 200. Pour moi, ce n'est pas quelque chose de hors norme, c'est pour ça que j'arrive à rester aussi calme. »
Un jeu basé sur le physique et la solidité
Thomas Faurel décrit son style de jeu : « Je suis un joueur très physique sur le terrain, je me déplace bien, je me déplace vite. Je suis très solide, j'essaie de ne rien donner du tout. Et au fur et à mesure des années, j'ai fait beaucoup de progrès dans le jeu vers l'avant. »
Une wild card comme moteur
Ayant reçu une invitation pour les qualifications, il était en position d'outsider. « Une wild card, c'est quelque chose d'assez particulier. Parce que d'un côté, c'est super, tu es dans un tournoi où normalement tu ne devrais pas être avec ton classement. Mais d'un autre côté, tu sais qu'il faut aussi honorer ta wild card. Donc il y a ce côté où tu peux te dire que c'est que du bonus, mais aussi qu'il ne faut pas passer à côté de sa chance et des opportunités futures. »
De New York à Cannes : un parcours atypique
Né à New York, il a fait ses années jeunes aux États-Unis avant de rejoindre le Cannes Elite Center il y a cinq ans. « Un an avant, je commençais à venir en France pour trouver de meilleures structures d'entraînement. Je m'entraînais près de Paris, puis aux États-Unis avec ma famille. Vers 15 ans, à Paris, ce n'était plus possible. Mon entraîneur a décidé de partir et de créer sa propre structure. On a regardé nos options avec mes parents. Mon oncle, Jean-Christophe Faurel, travaillait dans cette académie à Cannes. J'ai décidé d'y aller et j'y suis depuis. »
Une statistique marquante
Il est le deuxième plus jeune joueur à sortir des qualifications depuis Laurent Locoli en 2014. « C'est vraiment cool, tout simplement. Je ne le savais pas trop, j'ai su ça après ma qualif. Je ne m'attendais pas à être le deuxième plus jeune, mais c'est un petit truc cool, des petites stats qui font rire. »
Face à Valentin Vacherot : un match sans pression
Mardi, il affrontera le Monégasque Valentin Vacherot. « Non, de toute façon, depuis le début, je prends les choses match par match, peu importe qui est en face. Je prends un énorme plaisir à jouer, le public me soutient à fond. C'est un énorme plaisir quand je suis sur le terrain. Peu importe l'adversaire, ça ne va rien changer. »
Un court de prédilection
Son court préféré à Roland-Garros ? « Le Suzanne-Lenglen, c'était une expérience incroyable. Après, j'ai fait beaucoup de matchs et d'entraînements sur le 7. Donc le 7 reste quand même proche de mon cœur. C'est là où j'ai gagné mon premier match. » Ce mardi, il découvrira le court 14, en deuxième rotation, aux alentours de 12h30.



