La formidable série policière « The Game » vient d’arriver sur Polar+. Un jeu du chat et de la souris oppose un ancien flic et son nouveau voisin, qu’il pense être le tueur en série qu’il poursuit depuis des années. À ne rater sous aucun prétexte, cette série s’annonce d’ores et déjà comme l’une des meilleures de l’année 2026.
Un début fracassant
La série s’ouvre sur le policier Huw Miller, interprété par Jason Watkins, poursuivant un individu au milieu d’un entrepôt, éclairé uniquement par sa lampe de poche. Il hurle « c’est fini ! » avant d’être assommé par un homme en noir qui lui lance : « Tu étais si proche. À la prochaine, détective. » Huw s’évanouit, marquant le début d’une obsession qui va le consumer.
Trois ans plus tard
On retrouve Huw trois ans après cet échec cuisant. Malgré ses états de service, il a perdu de son prestige à la suite de son incapacité à arrêter un tueur en série qui a semé la terreur dans le comté de Ripton. La retraite forcée lui pèse : il s’ennuie, tourne en rond. Il fait du vélo chaque matin et joue au golf avec son ami et voisin Frank, mais son esprit reste obnubilé par cette affaire non résolue. Sa vie professionnelle a négligé sa femme Alice et leur fille Margot.
Un voisin suspect
La vie de Huw bascule lorsque le corps de Frank est découvert dans sa baignoire. Les premières constatations, menées par son ancienne collègue Jenny Atkins, concluent à un suicide. Mais Huw doute : Frank n’avait aucune raison de se suicider. La maison est mise en vente et Patrick Harbottle, un charmant réparateur d’objets, emménage. Avenant et sociable, Patrick sympathise avec tout le voisinage, y compris Huw. Mais lors d’une soirée au pub, Patrick lui lance un banal « À la prochaine ». Huw croit reconnaître la voix du tueur. Dès lors, il n’a qu’une obsession : prouver que Patrick est le coupable.
Un jeu psychologique haletant
Huw surveille Patrick jour et nuit, tentant de convaincre sa femme, la police et ses voisins de sa culpabilité. La série devient un jeu psychologique entre les deux hommes. Huw sombre, tout vole en éclats autour de lui, tandis que Patrick reste bienveillant et solliciteur, avec une ambiguïté qui maintient le spectateur dans l’incertitude. La tension monte jusqu’à devenir une bombe prête à exploser.
Des acteurs brillants
Jason Watkins porte la série avec nuance, émotion et une anxiété communicative. Robson Green manie le charme et la menace, instaurant une tension palpable du début à la fin. Une belle réussite à découvrir sur Polar+, les samedis à 20h55, deux épisodes par soirée, et disponible en intégralité sur l’App Canal+.



