Philippe Fenech initie douze enfants au dessin d'Idéfix à Montpellier
Initiation au dessin d'Idéfix avec Philippe Fenech à Montpellier

Ce mercredi, le rendez-vous Face au lecteur de Midi Libre a pris une dimension particulièrement touchante. Douze enfants, âgés de 6 à 13 ans, sont venus apprendre à dessiner Idéfix aux côtés de Philippe Fenech. Une rencontre symbolique pour le dessinateur montpelliérain, organisée le jour même de la sortie du neuvième tome d’Idéfix et les Irréductibles, dont il assure les illustrations.

Une passion née avec Astérix

Fan de la BD légendaire, Astérix et Obélix, le Montpelliérain Philippe Fenech ne s’en cache pas : « C’est grâce à Astérix que j’ai appris à dessiner, à lire et à écrire. » Dès ses trois ans, il trouve une passion pour le dessin. Trente ans plus tard, c’est en rendant hommage à Uderzo sur les réseaux sociaux qu’il est repéré pour devenir dessinateur de la nouvelle saga bande dessinée sur Idéfix. Pour le dessinateur, c’est un honneur de pouvoir partager sa passion née dès son plus jeune âge à des enfants fans de son œuvre.

Le petit Hugo notamment, assis au premier rang, intervient régulièrement pour rappeler les histoires du petit chien d’Astérix : celle d’Idéfix, de la chèvre et du hibou qui rate ses potions. « Tu connais mieux que moi, c’est exactement pour ça que j’ai fait ce métier, tu t’es amusé en lisant la BD », s’en amuse le dessinateur. Le Montpelliérain rappelle enfin l’histoire du petit chien d’Astérix, apparu dans une case à Lutèce en 1965, cinq ans après le début des aventures d’Astérix et Obélix. Ce sont finalement les fans qui demandent de le garder dans la BD et qui choisirent son nom.

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« On peut dessiner n’importe quoi avec des formes simples »

Les enfants, sagement assis, feuille et feutre à la main, ont suivi chaque étape détaillée par le fan d’Uderzo. « Pas besoin de s’appliquer, on peut presque tout dessiner avec des formes simples : un rond, un carré et un triangle. » Au fur et à mesure des étapes, certains s’exclament : « On reconnaît Idéfix ! », tandis que les parents ont plus de mal : « Le mien louche gravement », affirme la mère d’un des enfants. Après une vingtaine de minutes, le dessin est fini. Les enfants lèvent leurs stylos, fiers de montrer leurs œuvres d’art. Le dessinateur explique ensuite méthodiquement comment dessiner les émotions. Sourcils, yeux, bouche et oreilles suffisent pour qu’Idéfix soit triste, énervé, machiavélique ou tout en même temps : « On n’y comprend plus rien », lâche un petit qui a du mal à saisir l’expression du célèbre chien.

Futurs dessinateurs, ils en ont plein les yeux

Fin de la séance, photos et dédicaces, les enfants témoignent sur leurs expériences. Paul, fan de manga, affirme fièrement : « C’était chouette, j’ai appris plein de choses comme la vraie histoire d’Idéfix. » Lorsqu’on demande ce qu’ils ont préféré, ils répondent unanimement : « Dessiner Idéfix. » Gabin souhaite devenir dessinateur suite à cette séance. Enfin, Anna, 9 ans, venue le jour de son anniversaire, repart des souvenirs plein la tête et un dessin dédicacé sous le bras. Pour le dessinateur : « Quand un enfant repart avec l’envie de dessiner, alors la mission est accomplie. »

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