Jason Statham, Adam Driver : les stars du Festival de Cannes chez Mamo à Antibes
Stars de Cannes chez Mamo à Antibes : anecdotes exclusives

Entre anecdotes exclusives et choc des cultures, le célèbre restaurateur de la rue des Cordiers dresse son bilan de la quinzaine du Festival de Cannes. Comme toujours, du beau monde au menu.

Le coup de cœur de Mamo : Jason Statham

« Parfois, je me demande si le Festival, ce n’est pas ici ». À 76 ans, l’inénarrable Mamo s’amuse encore du ballet qui secoue son restaurant à chaque quinzaine de mai. Il faut dire que lorsque la Croisette déroule son tapis rouge, c’est à quelques kilomètres de là, entre les murs chargés d’histoire du Michelangelo, dans la petite rue des Cordiers à Antibes que les stars se retrouvent loin du tapis rouge. « Cette année a encore été fantastique, sourit comme un enfant l’homme que tout-Hollywood veut prendre dans ses bras. Je suis toujours aussi surpris de voir que, d’une année sur l’autre, les célébrités reviennent chaque soir. Parce que, je commence à vieillir. »

De Jason Statham à Adam Driver : le défilé des géants

Sharon Stone, Adam Driver, Robert Davi, Michelle Rodriguez (« une habituée de plus de vingt ans »), ou encore Andy García, qu’il appelle affectueusement son « hermano », ils ont tous fait un arrêt pour déguster les mets du chef italien Demis Alloro. Le coup de cœur de cette édition 2026 ? Sa rencontre pour la première fois avec Jason Statham. « Il m’a pris dans les bras… Il me regarde comme du bon pain, quoi. Il a été d’une grande, grande gentillesse avec moi », confie Mamo encore touché par la bienveillance de l’acteur et de son épouse. Son atout ? « Ma force, c’est que je ne parle pas anglais », assure très sérieusement celui que Rihanna appelle papi. « Du coup, je ne peux pas leur raconter mes conneries. »

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« Je les mets à l’aise, ils se sentent chez eux »

Pas de chichis, pas de grands discours, mais un sens de l’accueil royal. Chez Mamo, on ne choisit pas son menu, on se laisse porter. La recette ? Elle est gravée dans le marbre et la générosité : douze entrées à partager à la bonne franquette pour ouvrir les hostilités, suivies d’un loup XXL ou de deux monumentaux « tomahawks » de bœuf. Pour finir, une avalanche de quatorze desserts débarque sur de vieilles planches d’olivier. Une démesure face à laquelle les plus grands gros bras capitulent avec bonheur. « Je les mets à l’aise, ils se sentent chez eux. » Dans cette adresse intimiste où l’âme des lieux est préservée par son précieux directeur, Max Sirianni.

Quand un joueur de NBA croise un milliardaire chinois

L’une des anecdotes les plus savoureuses de ce bilan reste sans doute le télescopage improbable entre un milliardaire chinois et Kyle Kuzma, une légende de la NBA. Avec son humour légendaire, Mamo décide de présenter le basketteur de deux mètres au magnat de l’immobilier comme « le plus grand champion du monde de tennis de table ». Résultat ? Un éclat de rire général qui brise la glace et scelle une amitié improbable sous les yeux de directeurs médusés. C’est aussi ça, la magie de Cannes chez Mamo. Ce parfum d’authenticité, c’est l’aimant qui attire les monstres sacrés d’une année sur l’autre. Un Quentin Tarantino ou un Leonardo DiCaprio s’y installent comme à la maison - comme il l’a fait en début de saison avec son complice Tobey Maguire. Accrochée au mur en pierres, une photo de la mère de l’acteur star de Titanic, immortalisée lors d’un précédent passage, attire son regard. « Quand il a vu sa mère, il a halluciné, on a fait la photo ensemble avec le cadre. Il était heureux comme tout ! Parce que des photos de lui, tout le monde en prend, mais de sa maman, il n’y a que moi. »

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