Pio Marmaï, anti-héros sensible dans « La Vénus électrique » à Cannes
Pio Marmaï, anti-héros sensible dans « La Vénus électrique »

Pio Marmaï, héros malgré lui de « La Vénus électrique »

Ce mardi 13 mai 2026, le 79e Festival de Cannes s'ouvre avec « La Vénus électrique », une comédie signée Pierre Salvadori. Dans le rôle d'Antoine Balestro, un peintre hanté par la disparition de son épouse, Pio Marmaï incarne un anti-héros sensible et touchant. Le comédien, aperçu sur la terrasse Unifrance, débordait d'énergie et n'a pas manqué de saluer chaleureusement son ami réalisateur.

Une amitié de longue date

L'amitié entre Pio Marmaï et Pierre Salvadori remonte à une quinzaine d'années, scellée lors d'une soirée autour de quelques verres. Le cinéaste avait alors promis au comédien un rôle dans chacun de ses films. Promesse tenue : « La Vénus électrique » est leur quatrième collaboration. Le film met en scène Anaïs Demoustier dans le rôle-titre, une fausse voyante qui électrise le peintre désespéré. Mais c'est surtout entre les deux hommes que la complicité opère.

Un personnage au bord du gouffre

Antoine Balestro, veuf depuis la mort de sa femme (interprétée par Vimala Pons), est un artiste à court d'inspiration. Rongé par la culpabilité, il confie : « Je suis dans les limbes, je n'ai ni envie de vivre ni envie de mourir. » Pourtant, la comédie parvient à faire rire de cette situation désespérée. Pour Pio Marmaï, ce rôle s'inscrit dans la lignée sensible d'Alex, le père brisé de « L'Attachement ». « Ce n'est pas la même écriture, mais il y a une résonance, explique-t-il. Je n'aurais pas pu jouer Antoine comme cela sans ce film précédent. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La fragilité plutôt que l'héroïsme

Interrogé sur son personnage d'anti-héros, Pio Marmaï balaie la question : « L'héroïsme, je m'en fous. Ce n'est pas mon regard sur le monde. J'aime la fragilité, c'est un endroit où je vais plus facilement qu'avant. » Depuis ses débuts en 2008 dans « Le premier jour du reste de ta vie », le comédien a privilégié les rôles d'écorchés vifs, refusant les sirènes du star-system. Il a ainsi incarné un chauffeur routier dans « La Fracture » ou un patient en thérapie dans la série éponyme.

Une collaboration exigeante

Travailler avec Pierre Salvadori est pour Pio Marmaï un « rendez-vous qui fait du bien ». « Je sais que ça va être difficile, mais que mon jeu va monter en intensité. Son écriture réclame beaucoup d'investissement. Et comme on est amis, on a toujours envie d'être à la hauteur et de se surprendre. » Le comédien, qui possède un atelier moto, compare son travail à celui d'un technicien : « Je crois beaucoup au travail manuel. Quand je vais sur un film, c'est pour faire quelque chose de technique. Après, c'est à l'œuvre de dégager quelque chose de sacré. »

Prochains projets

Après Cannes, Pio Marmaï rejoindra François Ozon pour un prochain long-métrage, dont il ne dévoile rien. Il endossera également pour la première fois le costume de flic dans une série « très dark » adaptée des thrillers d'Olivier Norek, où il incarnera le Capitaine Costes. Un virage vers les ténèbres après la lumière étincelante de « La Vénus électrique ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale