Pierre Salvadori en ouverture de Cannes : « Que #MeToo se réduise à un sujet de film m’emmerde »
Pierre Salvadori : « #MeToo réduit à un film m’emmerde »

Le Festival de Cannes 2026 s'ouvre avec La Vénus électrique, une comédie signée Pierre Salvadori. Le réalisateur des Apprentis et d'En liberté ! y aborde des thèmes sombres – dépression, alcool, exploitation des corps, suicide amoureux – avec une légèreté virevoltante.

Une comédie qui bouscule les rapports artistes-modèles

L'histoire se déroule dans le Paris des Années folles. Suzanne (Anaïs Demoustier), une jeune femme pauvre, est frappée par la foudre lors d'un spectacle forain. Elle rencontre Antoine (Pio Marmaï), un peintre ivre et en deuil de sa muse (Vimala Pons). Suzanne prétend communiquer avec la défunte, ravissant l'inspiration d'Antoine et les affaires de son marchand d'art Armand (Gilles Lellouche).

Le film est un pur Salvadori, où le mensonge révèle la vérité, la supercherie se transforme en ronde amoureuse et la folie rôde. Inspiré par L'Aventure de Mme Muir de Mankiewicz, le film résonne avec notre époque en interrogeant les figures de l'égérie et du Pygmalion.

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Une déclaration sur #MeToo

Dans un entretien, Pierre Salvadori déclare : « Que #MeToo puisse se réduire à un sujet de film m'emmerde un peu. » Il refuse de réduire le mouvement à une simple intrigue, préférant explorer les relations complexes entre artistes et modèles sans manichéisme.

Le film propose une réflexion subtile sur le pouvoir, la création et les rapports de genre, tout en restant une comédie entraînante. La Vénus électrique promet d'être l'un des temps forts de cette édition cannoise.

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