Dans sa chronique, Fabrice Andrivon salue La Vénus électrique, la nouvelle comédie de Pierre Salvadori, comme son meilleur film à ce jour. Avec Vimala Pons et Pio Marmaï, le réalisateur livre une œuvre qui ne se contente pas de pétiller : elle étincelle.
Un scénario sophistiqué et des situations complexes
Salvadori signe un scénario d'une délicieuse sophistication, générant des situations à la fois drôles et complexes. Derrière l'histoire d'une fausse voyante qui ressuscite la mémoire d'une femme morte, le film cache des intentions profondes : évoquer la frontière poreuse entre passé et présent, la douleur du deuil, et le pouvoir salvateur de l'art.
Des scènes merveilleuses d'invention
Le film regorge de petites scènes remarquables : un homme en dépression suspendu dans sa chute, un repas où les temporalités se brouillent, un baiser qui masque un amour impossible. Salvadori manie les registres – comédie, tragédie, drame bourgeois – avec virtuosité, faisant passer le spectateur du rire aux larmes en une seule séquence.
Un hommage aux grands classiques américains
Sous ses airs de petite comédie sans prétention, La Vénus électrique s'avère un film franchement épatant, dont la sophistication évoque Lubitsch, Capra ou Wilder. Le tout sans ostentation, porté par des stars cabotines et touchantes. C'est la politesse des bons réalisateurs : offrir un grand film qui se présente modestement.



