Kassovitz prend la parole sur la polémique Canal+
En marge du Festival de Cannes, Mathieu Kassovitz a réagi mercredi aux déclarations de Maxime Saada, patron de Canal+, qui affirmait ne plus vouloir travailler avec les signataires d'une tribune anti-Bolloré. Interrogé par Brut, le réalisateur de La Haine a estimé qu'aucun cinéaste n'avait été censuré pour financer ses films par la chaîne cryptée.
Un soutien prudent à Canal+
« Ce n'est pas le bon endroit pour en parler, ça demanderait une bonne discussion », a d'abord répondu Kassovitz, gêné. Puis il a ajouté : « En tant que cinéaste, pour l'instant, je pense qu'aucun cinéaste n'a été censuré pour financer ses films par Canal+. Je pense que Canal+ fait bien son boulot, pour l'instant. On devra gueuler quand Canal+ ne fera pas bien son boulot, mais pour l'instant ils le font très bien. »
Une tribune qui divise le cinéma français
La 79e édition du Festival de Cannes a été secouée par une tribune lancée par 600 professionnels, dénonçant « l'emprise grandissante de l'extrême droite dans le cinéma français », alors que le groupe Bolloré acquiert les salles UGC. Plus de 2000 personnes l'ont signée. En réponse, Maxime Saada a déclaré ne plus vouloir travailler avec les signataires, une position jugée « disproportionnée » par la ministre de la Culture Catherine Pégard.
Un malaise persistant sur la Croisette
Cette affaire a créé un malaise chez les professionnels, certains craignant de se mettre à dos le principal financeur du cinéma français. Kassovitz, connu pour ses prises de position politiques, notamment contre les violences policières et le racisme, a choisi de temporiser, appelant à une discussion plus approfondie.



