« In Waves » : un mélodrame surfeur pudique et coloré
« In Waves » : un mélodrame surfeur pudique et coloré

Présenté en mai 2026 à Cannes, en ouverture de la Semaine de la Critique, le film d'animation « In Waves » de Phuong Mai Nguyen sort en salles le 1er juillet. Adaptation de la bande dessinée éponyme et autobiographique d'AJ Dungo, le long-métrage retrace la relation naissante entre un jeune Californien féru de dessin et de skateboard, et sa voisine surfeuse, issue comme lui de la diaspora philippine et rongée par un cancer.

Un récit mélodramatique pudique

Premier amour, maladie précoce, mémoire à entretenir de celui qui part, culpabilité de celui qui reste, transmission d'une passion : ce « Love Story » chez les surfeurs déroule pudiquement son programme mélodramatique vaguement méta (les dessins du protagoniste donneront la BD puis le film).

Nicolas Schaller, critique, souligne que le film ne transcende guère son scénario que formellement : les couleurs et la lumière composent une sorte de psychédélisme ligne claire à la David Hockney qui tranche avec la bichromie bleu et blanc d'origine.

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Une esthétique soignée

Le film dure 1h35 et est une coproduction France-Belgique. Les voix sont interprétées par Lyna Khoudri, Paul Kircher et Rio Vega. L'essor des romans graphiques répond celui des dessins animés pour adultes qui en sont tirés, et « In Waves » s'inscrit dans cette tendance.

Selon la critique, l'œuvre parvient à capturer l'essence du deuil et de la passion, mais reste conventionnelle dans son traitement narratif. La note attribuée est de trois étoiles sur cinq.

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