Godzilla Minus Zero : une expérience sonore inédite en salles
Godzilla Minus Zero : expérience sonore inédite

Monstrueux. Godzilla sera plus proche du public que jamais dans Godzilla Minus Zero, selon son réalisateur Takashi Yamazaki. « Je ne pense pas que nous ayons jamais pu nous approcher autant de Godzilla auparavant », a confié le cinéaste japonais à l’AFP lors d’un entretien à Las Vegas en marge du CinemaCon, salon annuel de l’industrie cinématographique.

« Créer de nouvelles expériences »

Il promet que les rugissements du monstre légendaire, ainsi que le bruit tonitruant de ses pas, résonneront dans les salles de cinéma d’une manière inédite. Et ce, grâce aux avancées technologiques en matière de son et d’effets spéciaux. Pour le réalisateur de Godzilla Minus One, le premier volet récompensé par l’Oscar des meilleurs effets spéciaux, les salles de cinéma sont l’habitat naturel du monstre japonais. Avec cette suite à grand spectacle, Takashi Yamazaki prend son rôle très au sérieux.

« Il nous incombe en partie - à nous, les cinéastes - de créer constamment de nouvelles expériences et de donner aux gens des raisons de vouloir aller au cinéma et d’y passer du temps », a-t-il estimé, après avoir présenté un aperçu de Godzilla Minus Zero.

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Deux ans après « Minus One »

Le film, dont la sortie est prévue en novembre prochain aux États-Unis, est porté par les acteurs Ryunosuke Kamiki et Minami Hamabe, et se déroule en 1949, deux ans après les événements de Minus One. La production est centrée sur la famille Shikishima qui, « au début du film, est vraiment heureuse », selon Takashi Yamazaki. « Ils ont enfin trouvé un équilibre familial. Puis, une fois de plus, ils sont confrontés à un désespoir total et à une tragédie horrible », raconte-t-il.

Pour le réalisateur, le public devrait s’identifier à l’effort colossal des personnages pour trouver la force de se remettre d’une telle épreuve et la volonté de continuer à vivre.

De « nouveaux défis »

Réaliser une suite a poussé le cinéaste de 61 ans à tenter de se surpasser. Le premier volet a « été très acclamé et est devenu l’un des films Godzilla les plus appréciés de tous les temps, rappelle-t-il. Ce point de comparaison est devenu un nouvel obstacle. Je ne me doutais pas que je nourrissais mon ennemi. »

Ce nouveau film lui a permis d’expérimenter des choses nouvelles. « Je n’ai pas pu tout faire avec Godzilla Minus One », confie Takashi Yamazaki. « L’un de mes nouveaux défis est donc de mettre à l’écran des images et des effets visuels que personne n’a jamais vus auparavant dans un film de Kaiju » - genre typiquement japonais construit autour de monstres colossaux.

« Une scène très impressionnante »

Dans la bande-annonce présentée à CinemaCon, on voit Godzilla face à face avec la Statue de la liberté à New York. L’image a fait sensation dans la salle, mais Takashi Yamazaki a précisé que « le film mettra beaucoup plus le Japon en avant que ce que les gens imaginent ». « Cette scène est très importante pour le personnage du film, et c’est une scène très impressionnante », a-t-il ajouté. Cependant, « l’accent a été mis sur l’histoire et sur la recherche de ce qui était le mieux pour le récit ».

À l’ère du streaming, Takashi Yamazaki croit encore que Godzilla n’est véritablement chez lui qu’au cinéma, lorsqu’il se dresse, haut de plusieurs mètres, sur un écran géant. Cette créature mythique « a vraiment besoin de s’appuyer sur certaines expériences que l’on ne peut vivre qu’à l’intérieur des salles de cinéma », insiste-t-il.

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