Feria de Nîmes 2026 : Eddie Pons dévoile une contre-affiche hilarante
Feria de Nîmes 2026 : contre-affiche hilarante d'Eddie Pons

Depuis plus de trente ans, la contre-affiche accompagne la feria de Nîmes avec insolence et malice. Ce jeudi 19 mai au soir, devant un public nombreux, le dessinateur nîmois Eddie Pons a dévoilé la contre-affiche de la feria de Pentecôte. Une réponse drôle et assumée à l'affiche officielle signée Rudy Ricciotti.

Le stress avant le dévoilement

"Le jour où je ne serai plus stressé, ce sera inquiétant." Avant même le dévoilement, Eddie Pons affichait ce sourire nerveux des grands rendez-vous. Car à Nîmes, la contre-affiche n'est pas un simple clin d'œil : c'est une institution. Créée il y a plus de trente ans par le dessinateur Juju, disparu il y a une vingtaine d'années, cette tradition parallèle est devenue l'un des moments les plus attendus des festivités. Depuis, Eddie Pons a repris le flambeau avec un goût intact pour la satire et l'esprit nîmois.

Une parodie osée de l'affiche officielle

Cette année, le dessinateur s'attaque avec tendresse à l'affiche officielle imaginée par Rudy Ricciotti. Là où l'architecte proposait le haut du corps d'un toro noir, silhouette presque abstraite sur fond jaune éclatant, Eddie Pons répond par… le bas de l'animal. Même fond jaune mais avec des attributs masculins particulièrement visibles en supplément. Le ton est donné.

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"C'est une parodie. J'ai fait la même chose que les cornes, mais avec le bas !", raconte l'artiste, hilare. "Un matin, je me lève et je visualise la contre-affiche dans ma tête. Ça ne va pas plus loin que ça", avoue Eddie Pons en guise d'explication de son cheminement artistique. Le processus créatif reste toujours aussi instinctif. "Je sais que j'ai un dessin à faire. Et puis d'un coup, j'ai un flash."

Un comité de validation exigeant

Un simple croquis à main levée aura suffi à convaincre son premier cercle. "J'ai un comité : mes enfants, mon épouse et une copine graphiste. Ils ne sont pas complaisants, mais quand j'ai vu leur réaction, j'ai dit : 'C'est la bonne'". Mais jusqu'au bout, le doute demeure. "J'ai flippé pendant trois mois qu'un autre dessinateur ait la même idée."

Une tradition irrévérencieuse

Dans la salle, les éclats de rire fusent au moment du dévoilement. Beaucoup étaient aussi venus découvrir l'empègue 2026, autre tradition nîmoise consistant à coller un pochoir sur le mur du bar Le Latino au lancement de la feria. Cette année, l'œuvre signée Richard Hortiz s'inspire d'une photographie du raseteur Keny Laouazi. "Je suis super content, c'est une fierté", confie ce dernier. "C'est une image qui ressemble au yin et au yang : moi en blanc et le toro noir."

Au fil des années, la contre-affiche est devenue un exercice d'équilibre : faire rire sans blesser. "Le pire, c'est quand c'est un copain qui fait l'affiche officielle", reconnaît Eddie Pons. "Tu as peur que ça vexe." Mais cette année, le dessinateur est convaincu : Rudy Ricciotti appréciera la plaisanterie. "Je pense qu'il va adorer." Et à voir les sourires dans la foule, le pari semble déjà gagné.

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