Eye Haïdara, agent secret crédible dans le film d'espionnage "Mata"
Eye Haïdara brille dans le film d'espionnage "Mata"

2026 est une année faste pour Eye Haïdara. On peut retrouver celle qui fut la maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes dans deux films sortis cette semaine : L’Objet du délit d’Agnès Jaoui et Mata de Rachel Lang. Dans ce film d’espionnage signé par la réalisatrice de Mon légionnaire, la comédienne devient une agente de la DGSE résolue à retrouver son compagnon d’arme disparu après une mission qui a mal tourné.

Une immersion intense dans le monde du renseignement

« Avec mes partenaires - Joséphine Japy, Raphaël Personnaz et Franck Morand - on a eu la chance de participer à un stage d’immersion pendant trois jours qui a été organisé par des personnes actives ou non actives de la DGSE, se souvient Eye Haïdara. On a vécu un peu ce que serait un stage de recrutement, ce qui a été assez intense et très riche en émotions. » Il faut dire que la réalisatrice Rachel Lang est capitaine de réserve de l’armée de Terre et diplômée de l’École supérieure des officiers de réserve spécialité état-major et qu’elle tenait à mettre ses interprètes dans le bain.

Action et psychologie : un équilibre maîtrisé

« Ça nous a permis de créer des souvenirs communs, d’avoir une espèce de connexion très rapide, en accéléré. Et aussi de toucher à ce que ressentent ces agents-là. Notamment la fatigue, la patience, la parano aussi. »

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Cela se sent dans l’intrigue, quand l’héroïne, femme blessée au combat, mène une enquête qui pourrait lui coûter sa carrière. Eye Haïdara est aussi crédible dans l’action de scènes guerrières que dans des séquences psychologiques qui font penser au Bureau des légendes par leur précision.

Le métier de comédienne face à celui d'espion

Si les agents sont souvent contraints de recourir à une couverture, Eye Haïdara estime que le métier de comédienne est fort différent. « On a la protection du tomber de rideau, des mots "action" et "coupez" ce que ces gens n’ont pas, souligne-t-elle. Quand ils arrivent dans leur intimité, dans leur quotidien personnel, ils doivent tout lâcher. Ils ne peuvent pas tout partager avec leur famille, avec leurs conjoints. Il y a quelque chose dans leurs relations sociales qui est complètement différent de nous. »

Avec Mata, Eye Haïdara s’illustre talentueusement dans un registre qu’elle n’avait jamais abordé. Cette comédienne intense éclaire le film de Rachel Lang d’un charisme indiscutable. On est curieux de savoir quels seront ses choix dans l’avenir.

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