Le nouveau long métrage du cinéaste géorgien Alexandre Koberidze, intitulé «Dry Leaf», a été présenté en compétition à la Berlinale 2025. Ce film, qui dure 2 heures 10 minutes, a immédiatement conquis la critique par sa poésie visuelle et son récit non linéaire.
Une errance poétique dans la Géorgie contemporaine
«Dry Leaf» suit les pérégrinations de deux personnages, une jeune femme et un homme, qui traversent la Géorgie rurale. Leurs chemins se croisent et se décroisent dans une série de vignettes qui évoquent le cinéma de Béla Tarr ou de Jim Jarmusch. Koberidze utilise des plans-séquences longs et une bande-son minimaliste pour créer une atmosphère hypnotique.
Le film a été tourné en 16 mm, ce qui lui confère une texture granuleuse et chaleureuse. Le réalisateur a expliqué lors de la conférence de presse à Berlin : «Je voulais capturer la lumière changeante de la Géorgie, cette lumière qui semble toujours sur le point de disparaître.»
Un accueil critique enthousiaste
La presse internationale a salué le film comme une œuvre majeure. Le critique du quotidien allemand «Der Tagesspiegel» a écrit : «Koberidze réussit à transformer le quotidien en mythe, sans jamais tomber dans le pittoresque.»
Selon les données compilées par le site de référence «Screen Daily», «Dry Leaf» a obtenu une note moyenne de 3,8 sur 5 auprès des critiques présents à la Berlinale, le plaçant parmi les favoris pour l'Ours d'or.
Une réflexion sur le temps et la mémoire
Au-delà de son esthétique, «Dry Leaf» interroge la notion de temps. Le titre fait référence à une feuille sèche qui tombe d'un arbre, métaphore de l'instant fugace. Koberidze confie : «Ce film parle de la façon dont nous nous souvenons, de la manière dont le passé s'insinue dans le présent.»
Le réalisateur, né en 1985 à Tbilissi, s'est fait connaître avec son précédent film «What Do We See When We Look at the Sky?» (2021), qui avait déjà été sélectionné à la Berlinale. Avec «Dry Leaf», il confirme sa place parmi les cinéastes les plus inventifs de sa génération.



