Compostelle attire plus de 80 spectateurs à Saint-Sauveur en Lozère
Compostelle attire 80 spectateurs à Saint-Sauveur

Un succès pour le film Compostelle à Saint-Sauveur

À Saint-Sauveur, la projection du film Compostelle, réalisé par Yann Samuell avec Alexandra Lamy et filmé en partie sur le territoire, notamment à Marchastel, a de nouveau rassemblé un large public. Plus de 80 personnes étaient présentes, confirmant l'attachement des habitants à ce cinéma itinérant qui mise avant tout sur la proximité.

Depuis un an et demi, trois séances par an sont organisées à Saint-Sauveur, avec un minimum de soixante entrées et une fidélité qui ne faiblit pas. Beaucoup viennent parce que c'est Saint-Sauveur, pour soutenir une offre culturelle accessible, au plus près de chez eux. Un rapide sondage a révélé qu'une vingtaine de spectateurs, qui ne vont jamais ou presque au cinéma, profitent ainsi de films récents.

Un film qui résonne avec le territoire

Michel Guiral, maire délégué, a rappelé combien les chemins de randonnée et de pèlerinage structurent l'identité du territoire : ce film tombe à pic pour redire l'importance de ralentir, marcher, réfléchir, dans un monde qui va trop vite. Sophie Rieutort, élue chargée de la culture, a souligné la chance d'avoir pu projeter Compostelle, qui passe en ce moment même dans les salles, et dont les spectateurs avaient entendu parler dans les médias ou par des proches.

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Un dispositif de cinéma itinérant

Le dispositif repose sur une convention signée en 2024 entre la commune de Peyre-en-Aubrac et l'association Cinéco. La municipalité participe à hauteur de 300 euros, tandis que le projectionniste Vincent, venu des Cévennes, installe un matériel professionnel dans un rayon où aucune salle commerciale ne se trouve à proximité. Les séances s'inscrivent pleinement dans une logique de complémentarité de l'offre culturelle. Le tarif d'entrée, 4 euros, reste très compétitif.

Cinéco, créée il y a 40 ans par des passionnés de cinéma dans les Cévennes, dessert aujourd'hui le nord du Gard et la Lozère. L'association organise environ 1 400 séances par an, dont une partie destinée au public scolaire, de Saint-Hippolyte-du-Fort, la commune la plus méridionale, jusqu'à Saint-Sauveur et Grandrieu, les plus septentrionales.

Un nouvel écran pour une meilleure qualité

Le nouvel écran à Saint-Sauveur, un rectangle de peinture spécialement conçu pour les projections, réalisé à l'automne dernier, offre une qualité d'image remarquable et évite le transport, la manutention et l'installation de l'antique écran utilisé jusque-là, a confié Vincent. Ce dispositif permet de maintenir une offre culturelle de proximité dans les zones rurales, où l'accès au cinéma est limité.

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