Festival de Cannes 2026 : « Her Private Hell » de Refn, un retour décevant
Cannes 2026 : « Her Private Hell » de Refn déçoit

Le réalisateur Nicolas Winding Refn, accompagné des acteurs Charles Melton et Sophie Thatcher, a présenté son nouveau film « Her Private Hell » lors du 79e Festival de Cannes. Avec ce long-métrage, Refn signe son grand retour au cinéma dix ans après « The Neon Demon », mais la déception est au rendez-vous.

Un style visuel poussé à l'extrême

On retrouve les marqueurs esthétiques chers au Danois : couleurs saturées, décors artificiels, acteurs sculpturaux. Les images sont parfois sublimes, les points de vue vertigineux, mais l'ensemble évoque davantage une publicité ou un clip qu'un film de cinéma. Le script, lui, reste obscur et peine à captiver.

Un scénario éclaté

L'histoire mêle une jeune actrice enfermée dans une tour futuriste, un ancien G.I. cherchant sa fille disparue, et un serial killer. Le récit vire des yakuzas à la sitcom sentimentale, créant un kaléidoscope déroutant. En conférence de presse, Refn a justifié cette approche : « J'avais plusieurs idées que j'ai voulu fusionner. Les genres ne sont pas importants dans un monde qui veut tout cataloguer. »

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Un retour après une grave maladie

Refn a confié avoir frôlé la mort suite à une opération cardiaque. « Le temps vaut de l'or. Le bon Dieu m'a donné une seconde chance, je veux élargir l'horizon perceptif de tous », a-t-il déclaré, ému aux larmes. Malgré ces bonnes intentions, le film sacrifie le fond à la forme, décevant ceux qui espéraient retrouver la magie de « Drive ».

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