Cannes 2026 : Frémaux défend la liberté des artistes face au politique
Cannes 2026 : Frémaux défend la liberté des artistes

Ce lundi 11 mai 2026, à la veille de l'ouverture de la 79e édition du Festival de Cannes, son délégué général Thierry Frémaux a tenu sa traditionnelle conférence de presse. Interrogé sur la place de la politique au festival, il a déclaré : « Les questions politiques sont avant tout celles de la parole des artistes dont nous montrons le travail. » Une réponse qui fait écho aux propos du réalisateur Wim Wenders, président du jury de la dernière Berlinale, qui estimait que le cinéma devait rester « en dehors de la politique ».

Un festival toujours politique ?

Frémaux a souligné que Cannes a longtemps été considéré comme un festival très politique. « Les temps ne sont pas les mêmes et on ne peut pas les comparer », a-t-il nuancé. Selon lui, les questions politiques sont inhérentes à la parole des artistes sélectionnés.

L'intelligence artificielle dans le cinéma

Sans surprise, le sujet de l'intelligence artificielle a été abordé. Frémaux a comparé l'IA à une bicyclette électrique : « Pour faire du vélo électrique, il faut savoir faire du vélo. » Il a affirmé que si un film entièrement réalisé par IA avait été proposé, le festival l'aurait examiné, peut-être pour dire « non » ou « peut-être ». Il a appelé à des lois pour encadrer ces évolutions et a pris parti pour les artistes, scénaristes, comédiens et doubleurs dont les métiers pourraient être impactés négativement.

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Pas de Français dans le jury

L'absence de représentant français dans le jury a également été questionnée. « On ne fait jamais de quota, pour rien », a insisté Frémaux. Il a expliqué que la composition du jury vise à respecter l'universalité du cinéma et à diversifier les professions. « On nous dit souvent qu'il y a trop de films français. Au moins, on ne renforce pas cette prétendue trop grande présence avec des membres du jury français », a-t-il conclu.

Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes depuis 2007 et sélectionneur depuis 25 ans, reste très sollicité jusqu'à la cérémonie de clôture le 23 mai. Dans une interview à Madame Figaro, il a confié avoir toujours le feu sacré : « À cette place, être blasé ou nourrir un complexe de supériorité par rapport aux films et aux auteurs serait une hérésie. »

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