« Backrooms » : un film d'horreur d'un nouveau genre, très réussi
« Backrooms » : un film d'horreur d'un nouveau genre réussi

Le film « Backrooms », réalisé par le jeune Kane Parsons, âgé de seulement 20 ans, est projeté cette semaine à Saint-Chély-d'Apcher. Ce long-métrage d'horreur, produit par A24, confirme la mue actuelle du genre avec une œuvre singulière, culottée et très réussie.

Un concept basé sur une légende urbaine

Le film repose sur une légende urbaine fascinante : il existerait sous notre monde un autre monde créé par notre subconscient, ni tout à fait autre ni tout à fait le même. Il s'agit d'un empilage de pièces vides à la géographie vrillée, un lieu angoissant où le temps et l'espace semblent déformés.

Une mise en scène maîtrisée

Dès les premières minutes, la maîtrise de la mise en scène éclate aux yeux. Plutôt que de multiplier les sursauts, le réalisateur préfère faire monter patiemment l'ambiance, jouant sur le vide, l'épure et l'immobilité. Cette approche parvient à effrayer bien mieux que les autres films du genre. Pour filmer cet endroit à l'étrange inquiétude, Kane Parsons utilise soit la caméra subjective, augmentant réellement la peur de voir surgir une créature inconnue, soit la place du témoin, toujours à quelques centimètres du protagoniste, d'une neutralité et d'une objectivité effrayantes.

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L'horreur vient de nous-mêmes

Rien n'est vraiment effrayant dans « Backrooms », sauf l'attente. La souplesse de la caméra, véritable personnage principal du film, donne un côté « Shining » à l'ensemble. Les acteurs sont parfaits : Chiwetel Ejiofor est remarquable et Renate Reinsve exprime la terreur avec véracité. Le film déploie son univers très personnel avec maestria et rend crédible, avec trois fois rien, sa théorie un peu fumeuse : l'horreur vient de nous-mêmes, de la projection que l'on fait sur les choses. Il lui suffit pour cela d'une chaise renversée, de quelques murs blancs, d'un ou deux effets sonores et d'une bonne dose d'imagination. Une belle réussite.

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