Rupture du partenariat Pompidou-Hanwha : tribune d'artistes
Artistes demandent rupture partenariat Pompidou-Hanwha

Dans une tribune publiée ce jeudi, un collectif d'artistes, de conservateurs et de personnalités du monde de la culture demande la rupture immédiate du partenariat entre le Centre Pompidou et le groupe sud-coréen Hanwha, un géant de l'armement. Les signataires dénoncent une « alliance contre-nature » entre une institution culturelle majeure et une entreprise impliquée dans la production d'armes et de munitions.

Un partenariat contesté dès le départ

Le partenariat, annoncé en 2023, prévoyait un soutien financier d'Hanwha au Centre Pompidou pour la rénovation de ses espaces et l'organisation d'expositions. En contrepartie, le nom du groupe devait apparaître dans la communication de l'institution. Mais dès l'annonce, des voix s'étaient élevées pour dénoncer ce rapprochement avec un acteur de l'industrie militaire.

Les arguments des signataires

Pour les signataires de la tribune, ce partenariat est « incompatible avec les valeurs de paix, de liberté et de création que défend le Centre Pompidou ». Ils rappellent qu'Hanwha est l'un des principaux fabricants d'armes en Corée du Sud, notamment de missiles, de chars d'assaut et de munitions. « L'art ne peut pas être au service de la guerre », écrivent-ils.

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Ils soulignent également que ce partenariat intervient dans un contexte géopolitique tendu, avec des conflits meurtriers en Ukraine et à Gaza, où les armes produites par Hanwha pourraient être utilisées. « Accepter l'argent d'un fabricant d'armes, c'est cautionner la violence et la destruction », ajoutent-ils.

La réponse du Centre Pompidou

Contacté, le Centre Pompidou n'a pas encore réagi officiellement à cette tribune. Mais en interne, des voix discordantes se font entendre. Certains salariés et conservateurs expriment leur malaise face à ce partenariat, tandis que la direction défend un « mécénat nécessaire » pour financer les projets de l'institution dans un contexte de baisse des subventions publiques.

Un précédent contesté

Ce n'est pas la première fois que le monde de la culture s'émeut de partenariats avec des entreprises controversées. En 2019, le Louvre avait été critiqué pour son accord avec le groupe pétrolier Total, finalement maintenu. Mais les signataires estiment que la situation est différente : « Hanwha n'est pas une entreprise comme les autres, elle fabrique des armes qui tuent. Le Centre Pompidou doit rompre immédiatement. »

La tribune, qui recueille déjà plusieurs centaines de signatures, appelle également les artistes et les visiteurs à boycotter les activités liées à ce partenariat. « Nous ne voulons pas que notre art serve de vitrine à la mort », concluent-ils.

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