Alexandre Koberidze : filmer l'invisible dans "Dry Leaf"
Alexandre Koberidze : filmer l'invisible dans Dry Leaf

Le réalisateur géorgien Alexandre Koberidze, connu pour son film "Dry Leaf", s'est confié sur son approche unique du cinéma, cherchant à filmer l'invisible. Dans un entretien, il explique que son travail explore les limites de la représentation visuelle, en s'intéressant à ce qui échappe habituellement à la caméra.

Une quête de l'invisible

Koberidze affirme que "Dry Leaf" est né d'une volonté de capturer des moments et des émotions qui ne sont pas facilement traduisibles en images. "Ça m'intéresse de chercher comment filmer l'invisible", déclare-t-il. Le film utilise des techniques narratives non linéaires et des plans longs pour créer une atmosphère contemplative, invitant le spectateur à ressentir plutôt qu'à simplement regarder.

Un cinéma poétique et fragmenté

Le réalisateur décrit son style comme "poétique et fragmenté", s'éloignant des structures narratives traditionnelles. "Je veux que le spectateur participe activement à la construction du sens", explique-t-il. Cette approche se reflète dans la manière dont "Dry Leaf" aborde des thèmes comme la mémoire, le temps et l'absence.

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Contexte et réception

"Dry Leaf" a été présenté dans plusieurs festivals internationaux, recevant des éloges pour son originalité. Koberidze, qui a étudié le cinéma en Allemagne, puise son inspiration dans la tradition cinématographique géorgienne tout en y apportant une touche contemporaine. Le film a été salué par la critique pour sa capacité à "rendre visible l'invisible", selon les mots d'un critique de Libération.

Le réalisateur souligne également l'importance du son dans son travail, qu'il considère comme un élément clé pour évoquer l'invisible. "Le son peut suggérer ce que l'image ne montre pas", dit-il. Cette symbiose entre l'audio et le visuel est centrale dans "Dry Leaf", où les bruits ambiants et les silences jouent un rôle narratif crucial.

Projets futurs

Koberidze travaille actuellement sur un nouveau projet, qui promet de pousser encore plus loin cette exploration de l'invisible. Il confie vouloir "continuer à expérimenter avec les formes" et "trouver de nouvelles manières de raconter des histoires". Pour lui, le cinéma reste un médium privilégié pour interroger notre rapport au monde et à ce qui nous échappe.

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