BD jeunesse : les secrets du succès dévoilés au Festival de Sérignan
BD jeunesse : les secrets du succès au Festival de Sérignan

La première journée du 31e Festival BD de Sérignan s'est ouverte ce samedi 23 mai avec une très belle affluence. Entre humour, mangas et nouvelles héroïnes, les nouveaux codes de la BD jeunesse étaient à l'honneur.

Un succès qui ne se dément pas

À voir les très longues files d'attente, nul doute que la bande dessinée jeunesse a depuis longtemps conquis ses lettres de noblesse. Au-delà des classiques transgénérationnels comme Astérix, Spirou, Tintin ou Lucky Luke, des séries comme Mortelle Adèle, Ariol, Les Mythics, Les Légendaires, Lila et Anatole Latuile cartonnent auprès des jeunes.

"Quand un enfant se projette dans une histoire, il s'implique beaucoup plus", souligne Pauline Roland, dessinatrice des aventures de Lila. "Et dès qu'il s'attache à un personnage, il a envie de le retrouver encore et encore, d'où le succès des séries."

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L'attrait des mangas

L'irrésistible attrait des mangas est également un facteur clé. "Le fait qu'il y ait des séries comme One Piece, Naruto ou Dragon Ball, déclinées en dessins animés ou disponibles sur des plateformes et applications, crée de vraies communautés de fans", indique l'auteur Laitram.

Deux univers de prédilection

Les jeunes lecteurs se tournent vers deux grands types d'univers. D'une part, l'imaginaire : les monstres, les aventures extraordinaires, les mondes inventés. D'autre part, le quotidien : l'école, la cour de récréation, les copains, les bêtises et les petites humiliations. "Des séries comme Titeuf ont cartonné parce qu'elles parlent de choses très concrètes que les enfants vivent tous les jours. Ils se reconnaissent immédiatement", ajoute Pauline Roland.

Les filles à la relève

Les représentations se sont enrichies. Les filles occupent bien plus le devant de la scène, qu'elles soient des super-héroïnes ou des figures ancrées dans le réel avec leurs doutes et leurs problèmes. "On aborde aussi de plus en plus de sujets auparavant peu présents en jeunesse : le harcèlement, les différences, les émotions, les relations sociales... Et ça fonctionne très bien, à condition de le faire avec justesse", poursuit Pauline Roland.

L'humour, porte d'entrée

Dans cette veine, l'humour joue un rôle clé. "C'est souvent la porte d'entrée. On peut parler de sujets difficiles mais avec légèreté. Les enfants sont très réceptifs si on adopte le bon ton. Moi, ce que j'aime, c'est faire rire parce que ça permet de transmettre des émotions", conclut-elle.

Le festival a également proposé des ateliers et performances. Fabrice Tarrin, dessinateur de Spirou, a animé l'atelier "Dessine le Marsupilami" avec les enfants. Alexis Nesme a livré une performance graphique sur le thème "Marsupilami jungle", accompagné par le musicien Thibault Brebbia. Claude Guth, auteur et coloriste connu pour la série "Trolls de Troy", était également présent.

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