Ariane Astier, marraine inspirée de la 10e édition du festival BD d'Alès
Ariane Astier marraine du festival BD d'Alès 2026

Ariane Astier, jeune autrice de 25 ans connue pour son album Moody Rouge, a été la marraine de la 10e édition du festival de la bande dessinée d'Alès, qui s'est achevée dimanche à l'Espace Jules-Cazot. Interrogée sur son rôle, elle déclare simplement : « On me l'a proposé, et j'ai accepté. » Une évidence pour celle dont la famille est originaire d'Alès, même si elle réside aujourd'hui à Lyon.

Un festival à taille humaine

Organisé par l'association Bulles cévenoles, ce rendez-vous s'est imposé comme un moment privilégié d'échanges entre auteurs et public, réunissant amateurs, familles et curieux autour du neuvième art. « C'est le genre d'événement qui apporte de la vie », souligne la marraine, immédiatement séduite par l'ambiance : « C'est super vivant, on discute, c'est très chaleureux. »

Loin des grands salons parfois impersonnels, Alès mise sur la proximité. Une vingtaine d'auteurs, mêlant figures confirmées et nouvelles voix, y partagent leurs univers. Ariane Astier apprécie cette diversité : « Il y a des cadors de la BD, mais aussi des projets plus personnels. Il y a une vraie variété. » Pour elle, ces festivals jouent un rôle essentiel : faire circuler les idées, donner de la visibilité à des styles différents et maintenir un lien direct avec les lecteurs. « C'est important de faire ce genre de festival », insiste-t-elle.

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Une vocation née du manga

Pour Ariane Astier, la bande dessinée est bien plus qu'un métier : « c'est ma passion ». Très tôt, elle se nourrit de mangas et développe une fascination pour Naoki Urasawa, maître du récit à suspense. « Je me suis dit très jeune que je voulais faire ça », raconte-t-elle. Son parcours ne suit pas un chemin académique classique : après la troisième, elle arrête l'école, puis passe son bac en candidate libre pour intégrer une école d'art, mais n'y reste que six mois. « Les études, ce n'était pas trop pour moi. J'ai voulu travailler tout de suite. »

Elle apprend en grande partie seule, expérimentant le dessin et ses possibilités narratives. Pendant la période du Covid, elle franchit un cap décisif en réalisant une première maquette. Son projet est rapidement accepté par la maison d'édition Casterman. « C'est ma première BD, et une vraie fierté », confie-t-elle. Cinq années de travail ont été nécessaires pour concrétiser Moody Rouge, publié en janvier 2025, une œuvre oscillant entre horreur, mystère et thèmes universels.

À ses yeux, la bande dessinée possède une force d'expression particulière : « Elle permet de représenter le mouvement autrement », explique-t-elle, évoquant la liberté qu'offre le dessin et ses expérimentations. Un espace où texte et image se répondent pour créer un rythme propre, impossible à reproduire ailleurs.

Une marraine engagée

En tant que marraine, Ariane Astier entend être « très présente » et incarner l'esprit du festival, notamment à travers l'affiche qu'elle a signée. Une manière de s'inscrire pleinement dans cet événement à taille humaine, où la passion du neuvième art reste au cœur de tout.

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