Jean-Marie Marchand expose 50 œuvres au couvent des Minimes à Blaye
50 œuvres de Jean-Marie Marchand au couvent des Minimes

L'artiste contemporain Jean-Marie Marchand, né en 1958 à Gémozac (17), également peintre et performeur, dévoile 50 créations dans les expositions « In-tension d’arbres » et « D climatique » au cloître du couvent des Minimes, à Blaye, jusqu'au 31 mai. Invité dans le cadre des Rencontres estuariennes 2026 par le conservatoire de l'estuaire de la Gironde, il propose un parcours créatif issu de quarante années d'engagement.

Une fusion entre nature et métal

L'artiste explique sa démarche : « Avec des morceaux d’arbre sur acier, c’est l’identité de l’arbre que je fais ressortir. L’élément de la nature est aux antipodes du métal. Je les mets en relation par une fusion, un travail avec le feu et l’eau. Et cela au niveau du geste : dans une main le feu, dans l’autre main l’eau, ce qui fait que le métal fondu vient sertir les pièces de bois. » Inspiré par les statues longiformes de Giacometti et les « outrenoirs » de Soulages en raison de l'utilisation de l'acier noir, Jean-Marie Marchand dévoile des sculptures rectangulaires qui s'arrondissent au vent ou, comme des arbres, basculent de gauche à droite par la force des éléments.

Des œuvres murales inédites

Dans le cloître du couvent des Minimes, quatre autres grandes pièces murales, papier marouflé et métal, issues de la série « D climatique » – créées spécialement pour cette exposition de Blaye – parachèvent le cheminement créatif de l'artiste entamé il y a quarante-et-un ans. « Je dessine beaucoup en amont sur des carnets, je recherche la pièce de bois qui va correspondre au projet. D’autres fois, c’est une rencontre, l’idée vient à partir d’un morceau que je récupère. »

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Une relation particulière avec les forêts

Jean-Marie Marchand entretient une relation particulière avec les forêts du monde, comme l'arbre ginkgo biloba de 250 ans qui faisait partie du jardin de ses parents lorsqu'il avait 7 ans, précise-t-il. « Ces dessins sont moins abstraits ou conceptuels que mes forêts de métal qui parlent de l’actualité et de notre empreinte industrielle humaine. La lecture de mon travail peut être positive, mais nous sommes dans une période inquiétante. »

Un travail varié entre peinture et performance

L'artiste traite le métal pour certaines sculptures, mais il peut aussi laisser passer l'air du temps et la rouille s'installer. Dans son opus créatif, Jean-Marie Marchand aime travailler la peinture figurative, sur le thème des questions migratoires. « Je m’oriente également dans des performances qui explorent les contrastes avec des pièces informatiques, des déchets, des composants et circuits imprimés d’ordinateur. Je travaille aussi sur des captations du son de la forêt que je vais pouvoir diffuser. »

L'influence d'Arte Povera

C'est encore l'influence de l'artiste italien Giuseppe Penone, du mouvement Arte Povera, dont l'œuvre est ancrée autour de l'arbre, qui se ressent chez Jean-Marie Marchand. L'artiste se dit désormais presque comme chez lui dans le cloître du couvent des Minimes de la citadelle, aux murs austères qui lui parlent au point qu'il espère y revenir plus tard. Le public peut déjà rencontrer Jean-Marie Marchand chaque vendredi, samedi et dimanche jusqu'au 31 mai. Instagram : marchandjm.

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