IA : Gilles Babinet exhorte la France à jouer sa carte énergétique
IA : la France doit exploiter son avantage énergétique

Une conférence pour comprendre les enjeux de l'IA

Ce mardi 19 mai 2026, dans le cadre de la Semaine de l'IA, le Département des Alpes-Maritimes, l'Institut Europe IA et la Maison de l'intelligence artificielle ont organisé une conférence intitulée « Révolution IA : environnement, géopolitique et perspectives ». L'événement, qui s'inscrit dans le cycle des IA Dates, visait à sensibiliser le public aux défis posés par l'intelligence artificielle.

Gilles Babinet, conférencier, auteur et président de la Mission Café IA, était l'invité d'honneur. Devant un public nombreux, il a dressé un état des lieux de la révolution numérique en cours.

La France face au défi énergétique de l'IA

« Aux États-Unis, 3 milliards de dollars sont investis chaque jour dans l'IA, notamment dans les data centers, qui consomment énormément d'électricité et d'eau », a rappelé Gilles Babinet. Selon lui, la France dispose d'un atout majeur : sa capacité électrique mobilisable, estimée entre 10 et 15 gigawatts. « Il ne faudra pas brader cette énergie, précieuse pour rester dans la course », a-t-il insisté.

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L'IA, entre gouffre environnemental et outil de transition

L'IA a un coût environnemental certain, mais elle peut aussi contribuer à la transition écologique. Dans son livre Green IA (2024), Gilles Babinet montre comment l'agriculture peut optimiser sa consommation d'eau et d'intrants grâce à l'IA, en croisant des données météorologiques, de qualité des sols, etc. De même pour l'industrie et les transports. Cependant, il met en garde : « tout va très vite », car les infrastructures de données sont déjà largement déployées.

Un appel à la responsabilité

Le conférencier a souligné que l'impact de l'IA est « trop invisibilisé ». Dans son dernier ouvrage, Péril IA : Devenir des machines ou rester vivants, il interroge : « Jusqu'où sommes-nous prêts à déléguer nos capacités humaines (penser, créer, décider, ressentir) aux machines ? » Il rappelle qu'avant 1790, le temps de travail humain était de 6 heures par jour, contre 14 à 16 heures aujourd'hui, en raison de la colonisation numérique de notre attention.

Quelles perspectives pour l'avenir ?

Un pic de développement de l'IA est peut-être attendu en 2031, mais rien n'est certain. D'autres conférences sont prévues. Comme l'a dit Gilles Babinet en souriant : « Ne pas être éduqué au regard critique, c'est finir platiste. »

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