Deux hackers, âgés de 22 et 15 ans, ont été mis en examen dans le cadre d'une enquête portant sur le vol de dizaines de millions de données sensibles. Les faits, qui auraient été commis entre 2024 et 2026, ont visé plusieurs entreprises et institutions, notamment dans les secteurs de la santé, de la finance et des télécommunications.
Une enquête de longue haleine
L'enquête, menée par la Brigade d'enquêtes sur les fraudes aux technologies de l'information (BEFTI), a débuté en 2025 après la découverte de fuites de données massives. Les enquêteurs ont réussi à remonter la piste des deux suspects grâce à des techniques de traçage numérique et à la collaboration de services de renseignement étrangers.
Le premier suspect, un jeune homme de 22 ans originaire de la région parisienne, est soupçonné d'être le cerveau de l'opération. Il aurait utilisé des compétences avancées en programmation pour contourner les systèmes de sécurité. Le second, âgé de seulement 15 ans, serait un complice talentueux, recruté sur des forums clandestins pour ses compétences en ingénierie sociale.
Des données très sensibles
Les données dérobées comprennent des informations personnelles (noms, adresses, numéros de sécurité sociale), des données bancaires et des dossiers médicaux. Selon les autorités, ces informations auraient pu être utilisées pour des campagnes de phishing, des usurpations d'identité ou revendues sur le dark web.
Le préjudice est estimé à plusieurs millions d'euros, tant en termes de coûts de sécurisation pour les entreprises victimes que de dommages potentiels pour les personnes concernées.
La réponse judiciaire
Les deux hackers ont été interpellés lors d'opérations simultanées menées par la police judiciaire. Ils ont été mis en examen pour "accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données", "extraction frauduleuse de données" et "association de malfaiteurs". Le mineur a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'utiliser un ordinateur ou un smartphone, tandis que le majeur a été placé en détention provisoire.
Cette affaire souligne la vulnérabilité des systèmes d'information face à des hackers de plus en plus jeunes et talentueux. Les experts appellent à renforcer la cybersécurité et à sensibiliser dès le plus jeune âge aux risques du numérique.



