Loïs Boisson de retour à Madrid après sept mois d'absence
Sept mois après son dernier match et après avoir sans cesse repoussé son retour, Loïs Boisson, 22 ans, fait enfin son retour sur les courts de tennis. La n°1 française va disputer le WTA 1000 de Madrid ce mardi, face à Peyton Stearns, 43e mondiale. Un éventuel deuxième tour pourrait l'opposer à Aryna Sabalenka, dans un contexte où le tennis féminin français traverse une profonde crise.
Une longue série de blessures et d'erreurs médicales
Depuis sa défaite face à Coco Gauff le 5 juin 2025 à Roland-Garros, Loïs Boisson n'a disputé que quinze matchs. Aucun depuis fin septembre, en raison de multiples pépins physiques : quadriceps gauche, avant-bras droit, et surtout des erreurs médicales. La joueuse, classée 46e mondiale, explique : « Il y a eu une erreur de gestion notamment sur le « quoi faire » pour se soigner. On m’annonçait des temps de convalescence qui n’étaient pas réels. C’est pour ça qu’il y a eu plein de faux retours. »
Touchée psychologiquement, elle a cumulé les forfaits jusqu'au récent tournoi de Rouen. « Si je suis à Madrid, c’est que ça va mieux », assure-t-elle, tout en reconnaissant que ces mois ont été les plus compliqués de sa carrière.
Un contre-la-montre jusqu'à Roland-Garros
À Madrid, Loïs Boisson lance un véritable contre-la-montre en vue de Roland-Garros, où elle devra défendre 720 points sur son capital de 1 259. Des performances à Madrid, Rome ou Strasbourg pourraient amortir une chute vertigineuse au classement. Amélie Mauresmo, directrice de Roland-Garros, souligne : « Il faudra voir où elle en est réellement dans sa réathlétisation, sa guérison, pour voir si elle sera prête pour Roland-Garros. »
Avec son nouvel entraîneur Hendrick Vleesouwers, ex-coach d'Amanda Anisimova, Boisson aborde ce retour sans attente particulière. « Ça me fera surtout plaisir de rentrer sur le court pour jouer au tennis sans douleur », confie-t-elle. Après un retour fracassant en 2025 suite à une rupture du ligament croisé, la Dijonnaise tente de réitérer l'exploit, mais sans l'effet de surprise cette fois.



