En dépit de la déception, le sélectionneur des Bleues estime que son projet est bien lancé. Interrogé à l'issue de la défaite en finale, il a confié ses sentiments mêlés. « Quand tu perds une finale, tu es forcément déçu. On n’a pas suffisamment de recul pour tout analyser. On a eu quelques trous d’air en première mi-temps où on n’a pas concrétisé. Je pense que la construction de ce match est différente des derniers France - Angleterre. »
Un manque de réalisme en première période
Interrogé sur le manque de réalisme de son équipe, le sélectionneur a nuancé : « Pas totalement. On sait que face à une équipe comme l’Angleterre, lorsque tu as une ou deux occasions dans l’entame, il faut les mettre pour se mettre en position de contrôler le jeu. On ne les a pas mises pour des raisons qu’on travaillera. Ce sont des choses comme ça qui font basculer des mi-temps. On n’a pas assez capitalisé sur deux ou trois occasions. »
Le discours à la pause : rester dans le match
Malgré un score défavorable à la mi-temps (7-26), le sélectionneur a gardé espoir : « En dépit du score, je pense qu’on est encore dans le match. On savait qu’on pouvait jouer sur deux mi-temps. Il suffisait de gommer les erreurs qui nous ont polluées durant les 40 premières minutes. C’est ce que les joueuses ont fait. »
Une domination physique anglaise ?
Le sélectionneur a balayé l’idée d’une infériorité physique face aux Anglaises : « Les Anglaises ont parfois passé du temps au sol. Peut-être qu’on a ouvert le capot, mais il y a eu un très gros match je pense. On n’avait pas peur des Anglaises physiquement. »
Un projet à long terme pour la Coupe du monde 2029
Pour donner du sens à cette défaite, le sélectionneur a rappelé le contexte de reconstruction : « Ce match s’inscrit dans un nouveau cycle. Il y a de la déception, mais si tu n’es pas déçue, tu n’as rien à faire ici. Il est hors de question que les filles s’apitoient sur leur sort. Il y aura six matchs cet automne : on va recevoir la Nouvelle-Zélande, le Canada et l’Australie en France puis on jouera trois fois en Nouvelle-Zélande. Des points d’étape, il y en aura d’autres pour construire notre projet et pour faire en sorte qu’on ait plus de profondeur d’effectif dans le prochain Tournoi. La performance d’aujourd’hui n’est pas au niveau espéré sur certains niveaux, mais sur d’autres, je peux vous assurer qu’on est là où on veut être en termes d’avancée. Notre objectif, c’est la Coupe du monde 2029. »



