Alès Trêm 2026 : Le rêve devenu réalité pour Noa Polge, jeune pilote de 19 ans
Noa Polge, un Pradelien de 19 ans, s'apprête à vivre un moment exceptionnel au guidon de sa 300 Husqvarna. Pour sa première participation à l'Alès Trêm 2026, ce pilote junior nourrit des ambitions claires : viser un podium ou une place dans le top 5. Mais au-delà du simple chronomètre, cette course représente bien plus pour lui. C'est l'occasion de célébrer une passion familiale pour l'enduro, transmise par son père Laurent, et de rendre un hommage poignant à un ami brutalement disparu.
Une préparation minutieuse et une motivation sans faille
Dans les semaines précédant l'événement, Noa Polge a mis les bouchées doubles. Son entraînement a combiné des sessions de roulage pour affiner sa maîtrise technique, des séances en salle de sport pour renforcer son physique, et surtout, une motivation indéfectible. À quelques heures du coup d'envoi de l'Alès Trêm, qui se déroulera du vendredi 17 avril au dimanche 19 avril 2026, le jeune homme est fin prêt.
Engagé en catégorie green, il devra parcourir deux boucles de 30 kilomètres sur le site du Pôle mécanique d'Alès. Cette première participation est qualifiée par Noa lui-même d'"un rêve de gosse". Adepte de l'enduro sprint, sa récente majorité lui permet enfin de s'aligner sur cette épreuve prestigieuse, qui ouvre, nouveauté de cette année, le championnat du monde de Hard enduro (HEWC).
Une passion familiale ancrée depuis l'enfance
La moto est une véritable affaire de famille pour Noa Polge. Il se souvient avec émotion de la 300 Gas-Gas de son père Laurent, et a lui-même commencé à piloter un quad dès l'âge de 5 ou 6 ans. Cette passion a été cultivée dans le cadre idyllique du hameau de Mercoirol, où sa famille – sa mère Eugénie et ses deux frères – s'est installée. Un environnement propice qui a transformé cette pratique en une réelle addiction pour les sports mécaniques.
"L'enduro, c'est de l'adrénaline pendant la course, de très beaux paysages à parcourir et aussi l'entente avec les autres. On est solidaires", confie le pilote. Ces liens de camaraderie se sont forgés au fil des heures passées au guidon, et prennent une dimension particulière avec le souvenir d'Antoine, un ami proche brutalement disparu il y a quelques semaines, avec lequel Noa devait initialement courir cet Alès Trêm.
Un hommage poignant et une détermination renforcée
La perte d'Antoine, décrit comme "un frère", a été un coup dur pour Noa Polge. "C'est dur de savoir qu'il devait être là. Mais cela donne encore plus d'énergie !", affirme-t-il avec émotion. Cette épreuve personnelle ajoute une couche de détermination à sa participation, transformant la course en un hommage vibrant à son ami.
Sur le plan technique, Noa devra gérer sa 300 Husqvarna, un deux-temps, pendant près de quatre heures de course non-stop. Ce qui l'impressionne le plus ? "La dimension du site, tout ce monde autour et l'engagement physique". Bien que ses parents seront présents pour l'encourager, le jeune pilote sait qu'il devra faire preuve de sang-froid pour affronter les obstacles, ou "murs", qui se dresseront sur son parcours.
Objectifs et perspectives pour la course
Noa Polge aborde cette course avec humilité et ambition. Son objectif principal est d'éviter les problèmes mécaniques majeurs, une tâche qui sera supervisée par ses mécaniciens Sébastien Larguier et Aubert Aubert. "On peut me souhaiter de la réussite et pas de problème majeur", souligne-t-il. Dans sa catégorie, qui compte neuf participants, il espère décrocher un podium ou une place dans le top cinq.
Mais au-delà des résultats, Noa insiste sur la dimension symbolique de sa participation : "Être là, c'est un rêve depuis tout petit et je suis déjà très content…". Cette première à l'Alès Trêm 2026 marque ainsi l'aboutissement d'un parcours personnel et familial, et ouvre peut-être la voie à une belle carrière dans le monde exigeant de l'enduro.



