Des pistes de ski au circuit : Fabrice Notari, du ski alpin à la F1 historique
Fabrice Notari : du ski olympique à la F1 historique

Le Monégasque Fabrice Notari, élu du Conseil national, a troqué les pistes enneigées pour le bitume du circuit de Monaco. Ancien skieur alpin de haut niveau ayant participé aux Jeux olympiques de 1988 à Calgary, il a pris part à la 15e édition du Grand Prix de Monaco Historique, du 24 au 26 avril 2026, au volant d'une splendide Shadow DN1 de 1973, jadis pilotée par Graham Hill.

Une sixième participation chargée d'émotion

Pour ce week-end d'anniversaire, Fabrice Notari s'est offert une nouvelle virée en monoplace. « C'est ma sixième participation au GP Historique. Il y a deux ans, j'avais roulé avec la même voiture. Ce dimanche, c'est mon anniversaire, alors j'ai décidé de m'offrir une nouvelle virée », confie-t-il. Rouler sur le circuit de Monaco en tant que natif de la Principauté revêt un caractère particulier : « J'ai eu la chance de voir des courses toute ma vie. Pouvoir rouler à 250 km/h, c'est un pur plaisir. »

Des qualités alpines mises au service de la piste

Parmi les 200 pilotes participants, Notari se distingue comme un « amateur éclairé ». Sa carrière dans le ski alpin lui confère des atouts précieux. « On retrouve dans le sport automobile des sensations similaires au ski alpin. Il faut anticiper les trajectoires. La différence, c'est qu'en F1 il faut freiner très fort pour relancer la monoplace, tandis qu'en ski on cherche à garder la vitesse », explique-t-il.

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Après une longue pause post-carrière, il s'est lancé dans la course automobile, d'abord avec des Porsche et des F3, avant d'attaquer la Formule 1. « J'avais besoin d'adrénaline et de vitesse », ajoute-t-il.

Une préparation rigoureuse pour un amateur

Bien que pur amateur, Notari s'astreint à une préparation minutieuse : réglages du siège, tests des freins, séances sur circuit. « Il faudrait que je roule tous les jours pour tirer la quintessence de ce travail, ce que les professionnels peuvent faire », note-t-il.

Parti en 13e position, il a grappillé des places pour terminer dixième, malgré quelques averses en fin de course. « Je n'imaginais pas un seul instant pouvoir prétendre à la victoire », s'amuse-t-il, ravi de l'évolution de l'événement : « Il y a de plus en plus de monde en tribunes, ce Grand Prix a une véritable âme ! »

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