Le XV de France lance le Championnat des nations ce samedi 4 juillet 2026 à Christchurch, face à la Nouvelle-Zélande, dans un stade flambant neuf, le Te Kaha. L'enjeu est de taille : briser une série de 17 ans sans victoire en Nouvelle-Zélande contre les All Blacks. Le coup d'envoi sera donné à 19 h 10 heure locale (9 h 10 heure française).
Une équipe remaniée mais ambitieuse
Privé de nombreux cadres comme Antoine Dupont (blessé au mollet), Thomas Ramos, Louis Bielle-Biarrey ou les finalistes toulousains et montpelliérains, le sélectionneur Fabien Galthié a aligné une composition qualifiée de « A bis ». Malgré ces absences, huit joueurs de l'UBB, vainqueurs de la Champions Cup, seront titulaires, dont la charnière Lucu-Jalibert et Damian Penaud, meilleur marqueur d'essais de l'histoire du XV de France (40 essais).
« Nous avons tout à gagner. On se prépare depuis trois semaines avec passion, avec envie. Il nous reste maintenant à jouer », a déclaré Galthié jeudi. Il a reconnu la difficulté de la tâche face à « la meilleure équipe de Nouvelle-Zélande et une équipe qui n'est pas la meilleure équipe de France, mais seulement la meilleure équipe du moment ».
Un défi de taille face aux All Blacks
Le XV de France devra faire face à une équipe néo-zélandaise revancharde, menée par le nouveau sélectionneur Dave Rennie, nommé en mars pour ramener les All Blacks au sommet du rugby mondial. Rennie a promis de « faire du jeu », tout en se méfiant du XV de France pour « sa mêlée, son jeu au pied et sa capacité à garder le ballon vivant ».
Les statistiques sont défavorables aux Bleus : ils n'ont gagné qu'une seule fois en Nouvelle-Zélande au 21e siècle, 27-22 à Dunedin en juin 2009. Ce succès, le quatrième seulement en 34 visites, avait été obtenu avec William Servat au talonnage, aujourd'hui entraîneur des avants tricolores.
Des jeunes joueurs à l'épreuve
La deuxième ligne française est inexpérimentée avec Hugo Auradou (12 sélections) et Tom Staniforth, qui découvre le niveau international. La troisième ligne totalise seulement 16 sélections, avec le jeune Marko Gazzotti (21 ans) en numéro 8. À l'arrière, Max Spring, une seule cape, devra résister sous les chandelles des All Blacks. Galthié voit dans ces absences une opportunité : « C’est une opportunité formidable pour tous les joueurs. Ils sont tous en capacité de marquer des points. »
Les compositions
France : M. Spring, Penaud, Brau-Boirie, Moefana, Attissogbe ; (o) Jalibert, (m) Lucu (cap.) ; Jegou, Gazzotti, Bochaton ; Staniforth, Auradou ; Bamba, Lamothe, Poirot. Remplaçants : Massa, Wardi, Montagne, Guillard, Tixeront, Le Garrec, Hastoy, Depoortere.
Nouvelle-Zélande : McKenzie, Jordan, Tupaea, J. Barrett, Clarke ; (o) Love, (m) Roigard ; Jacobson, Savea (cap.), Lakai ; Darry, Lord ; Newell, Taylor, De Groot. Remplaçants : Aumua, Numia, Lomax, Tuipulotu, Sititi, Ratima, Proctor, Fineanganofo.



