L'ultimatum du président du RCT pour un nouveau stade à Toulon
Le propriétaire du Rugby Club Toulonnais, Bernard Lemaître, a lancé un véritable coup de pression à la municipalité de Toulon. Dans une interview accordée à Midi Olympique ce jeudi, il a exigé que le conseil municipal vote en faveur du principe d'un nouveau stade « dans les six mois », faute de quoi il déposera « [ses] clés du RCT sur le bureau de la maire ».
Un lobbying actif pour un projet contesté
Depuis plusieurs mois, Bernard Lemaître mène un lobbying intense pour la construction d'une nouvelle enceinte à Toulon. Il estime que le stade Mayol, actuel domicile du club, est vétuste et dangereux, et impossible à moderniser ou agrandir suffisamment pour assurer le développement économique du RCT. Son projet : un stade d'au moins 30 000 places, potentiellement situé sur le site de l'ancien arsenal du Mourillon, à quelques hectomètres de Mayol.
Ce projet est toutefois jugé fantaisiste par de nombreux observateurs, y compris par la maire réélue de Toulon, Josée Massi. Malgré les critiques, Bernard Lemaître persiste, affirmant dans son interview : « Mayol n'a pas d'avenir et nous n'avons pas d'avenir économique à travers le Mayol actuel ou même un Mayol amélioré ».
La réponse ferme de la maire Josée Massi
Face à cet ultimatum, Josée Massi a réagi avec fermeté. Elle a déclaré : « Il faut un peu plus de six mois pour régler ce genre de problèmes. Bernard Lemaître a mon numéro de téléphone, il peut m'appeler plutôt que de passer par voie de presse ». La maire privilégie clairement une solution de rénovation pour le stade Mayol.
Pour étayer sa position, elle a annoncé avoir lancé un audit « sécurité-solidité » concernant l'enceinte actuelle. Par ailleurs, une certitude se dessine : une nouvelle pelouse hybride sera installée dès cet été, représentant un investissement communal de 817 000 euros.
Un débat qui anime la vie toulonnaise
Cette polémique s'inscrit dans un contexte plus large où le RCT cherche à se développer et à atteindre la rentabilité. Les arguments de Bernard Lemaître mettent en lumière les défis économiques et structurels auxquels font face les clubs de rugby professionnels en France.
La municipalité, quant à elle, doit jongler entre les demandes pressantes du club et les réalités budgétaires et urbanistiques de la ville. Les six prochains mois s'annoncent donc cruciaux pour l'avenir du rugby à Toulon et pour l'équipement sportif de la cité varoise.



