Seydou Ndiaye et l'Elan Béarnais en pleine dynamique après trois victoires consécutives
Seydou Ndiaye et l'Elan Béarnais en pleine dynamique

Seydou Ndiaye et l'Elan Béarnais en pleine dynamique après trois victoires consécutives

Dans une excellente dynamique depuis leur troisième succès d'affilée, décroché à Quimper vendredi dernier, les Palois de l'Elan Béarnais souhaitent poursuivre sur leur lancée et récolter les fruits de leur travail acharné. Parmi les acteurs clés de cette belle série, Seydou Ndiaye, l'arrière-ailier, se montre à la fois satisfait et prudent quant à l'avenir.

Un parcours professionnel semé d'embûches

À l'image de la saison de l'Elan Béarnais, l'aventure professionnelle de Seydou Ndiaye n'est pas un long fleuve tranquille. Les contretemps ont été nombreux dans le parcours du joueur, arrivé de Nationale 1 à l'été 2024. La saison précédente a été particulièrement difficile, avec seulement 26 journées disputées en Élite 2, soit à peine quatre matchs de plus qu'actuellement.

Les blessures ont longtemps pesé sur sa progression, mais aujourd'hui, Seydou Ndiaye semble en avoir terminé avec ces soucis. Seule une légère gêne au genou a temporairement freiné son évolution cette saison. Ses performances sont en nette amélioration, comme en témoigne son record personnel de 15 points marqués lors d'une victoire à l'extérieur à Évrex, l'un des sept succès de l'Elan hors de ses bases.

Le travail individuel porte ses fruits

Intégré dans le cinq de départ depuis plusieurs journées, l'ancien Tourangeau se dit « satisfait » de son changement de statut progressif. Il attribue cette évolution positive à l'étoffement du staff technique du club.

« On a mis en place énormément de travail individuel avec Adrien Demiselle, arrivé dans le staff cet été. Des fois je suis avec François Wibaut, des fois je suis seul. C'est du travail spécifique que l'on n'avait pas l'année dernière, ou peu, parce que Jimmy Durand s'occupait surtout de la vidéo », explique Seydou Ndiaye.

Les efforts se concentrent notamment sur la confiance et le shoot, avec des résultats déjà visibles sur le terrain. « Ça se retranscrit un peu sur le terrain. J'espère pouvoir continuer comme ça, mais je sais que ce n'est que le début », ajoute-t-il avec une assurance prudente.

Une dynamique collective à entretenir

Malgré un bilan mitigé de 13 victoires pour 9 défaites, Pau est au cœur d'une dynamique positive qui, si elle se maintient, pourrait rapprocher l'équipe de son objectif de remontée. Une victoire ce vendredi dans le Var face au HTV permettrait à l'Elan Béarnais d'enchaîner quatre succès consécutifs, une série oubliée depuis le 10 octobre, et de rester invaincu sur la phase retour.

La confiance n'aurait jamais vraiment quitté le groupe selon Seydou Ndiaye. « Globalement, on est frustrés après les matchs mais on sait vite passer à autre chose. Hier, on n'avait pas la tête en bas après les défaites, de la même manière, aujourd'hui, il n'y a pas d'excitation particulière du fait de gagner les matchs », analyse-t-il.

Le déclic venu de la vidéo

Si le travail individuel a payé pour Seydou Ndiaye, ce dernier ne pense pas être une exception. Le déclic collectif serait venu, selon lui, grâce à un visionnage intensif des matchs.

« Le fait de voir, résume l'arrière de 26 ans. Je vais me prendre en exemple : si on me montre une vidéo d'une action où je n'étais pas concentré et l'adversaire marque des points, instinctivement, pendant un match je vais me souvenir de cette situation et la gommer. À force de voir nos erreurs, de les corriger à l'entraînement, on en commet de moins en moins ».

Un adversaire redoutable en vue

Le HTV et son leader offensif John Roberson (18 points de moyenne) tenteront de mettre un terme à la série paloise. Défaits lors de leurs trois derniers matchs, dont mardi à domicile contre le Stade Rochelais, les Varois ont une envie de réaction toute fraîche et plusieurs atouts dans leur jeu.

Ils trônent notamment, juste devant l'Elan, au classement des meilleures formations au shoot à trois points avec 38,3% de réussite. « Ils ont un bon jeu placé, mais ils jouent énormément en transition. Il faudra être vigilant sur ce point, sur les sept premières secondes de possession, les forcer à jouer sur demi-terrain », analyse Seydou Ndiaye. « Si on arrive à gérer ça, le match sera prenable ».

Une complémentarité avec François Wibaut

Depuis plusieurs journées, Seydou Ndiaye bénéficie davantage des faveurs de son entraîneur dans le choix du cinq de départ. La blessure de François Wibaut, qui démarrait régulièrement les matchs lors de la phase aller, a rebattu les cartes.

L'aîné, qui débutera ce vendredi, décrypte leur complémentarité : « On est deux joueurs totalement différents. On a des similarités, mais moi je suis un peu plus agressif, je pense avec le ballon, lui, il a un bon shoot donc forcément il est un peu plus au large. Après, on n'a pas forcément les mêmes qualités en défense, c'est un très bon joueur peut-être plus sur les post-up et moi je vais un peu mieux gérer les un contre un. Ce sont des ajustements tactiques du coach, en fonction de nos adversaires ».