MHR : pas d'euphorie, cap sur la finale contre Toulouse
MHR : cap sur la finale contre Toulouse sans euphorie

Les Montpelliérains ont très peu célébré leur victoire en demi-finale du Top 14 contre le Stade Français (25-15). Le cap est déjà fixé vers le Stade de France et la finale contre l’ogre toulousain, que tout le monde voit archi favori.

Une qualification, pas un aboutissement

De la joie, des sourires, des embrassades, une communion avec le public, mais certainement pas d’euphorie. Une qualification pour la finale de Top 14, la quatrième de l’histoire du club ? Pas un aboutissement, ni une fin en soi. « C’est une étape », tonne le capitaine du MHR, Lenni Nouchi. Son discours et les attitudes pragmatiques des Montpelliérains dans les couloirs du Vélodrome après leur succès contre le Stade Français étaient saisissants.

Au-delà de la détermination et de la conscience que le Graal n’est plus qu’à 80 minutes, sans doute que le match de la veille a incité à pas mal de retenue. Vendredi soir, le Stade Toulousain a choqué le championnat français en explosant le Racing 92 (71-17) dans l’autre demi-finale. Ceux qui avaient encore un doute quant à la forme du triple champion de France en titre se sont faits discrets ce week-end.

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« Jouer le match de notre vie »

« Je ne sais pas s’il y a beaucoup de monde qui a mis 70 points en demi-finale. Dire qu’ils sont moins dominants alors qu’ils ont fini premiers la saison… En plus, ils ont eu suffisamment de confort pour pouvoir faire tourner, leurs joueurs sont frais. On va devoir jouer le match de notre vie », prévenait le deuxième ligne Florian Verhaeghe, impatient d’être samedi prochain pour en découdre avec son club formateur.

Au coup de sifflet final, les esprits héraultais ont très vite évacué ce qu’ils venaient de vivre contre les Parisiens pour déjà penser à ce qui les attend au Stade de France dans une semaine. Au moment de quitter Marseille, dans la nuit, pour retourner à Montpellier, la consigne dans le bus était la même que celle donnée après la victoire en Challenge : « À vous de voir ce que vous voulez faire. » Autrement dit : responsabilisez-vous. Traduction : pas d’excès. Le moindre pourcentage de forme laissé en route pourrait être fatal aux coéquipiers de Lenni Nouchi.

La leçon de 2011

Certains membres du staff actuel, présents en 2011 lors de l’épopée qui mena le MHR jusqu’en finale contre… Toulouse, sont bien placés pour en parler. « Si nous, on n’est pas à 100 %, ça peut être très compliqué », rappelait Joan Caudullo, le manager, remplaçant au talon lors des phases finales de 2011.

En plus de la forme physique à préserver à l’aube du 36e et dernier match de la saison, les Montpelliérains vont aussi devoir régler la mire dans le jeu. « On a manqué de précision dans les zones de marque. À trois reprises, on est dans leurs cinq mètres, on ne marque pas. Ce n’est pas possible. La semaine prochaine, contre Toulouse, ça ne suffira pas », commentait Nouchi. « Le bras de fer sera encore plus rude, plus dur et plus long », ajoutait Verhaeghe.

C’est donc avec un soupçon de frousse que le MHR va entamer sa plus belle semaine depuis quatre ans. Dans un coin de sa tête, il ne peut s’empêcher d’imaginer un scénario où il vit la même raclée que l’Union Bordeaux-Bègles en 2024 contre Toulouse (59-3), en finale. La peur, un moteur qu’aime Montpellier.

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