Lucas Martins du SUA : entre record d'essais et défi contre Biarritz
Lucas Martins, l'ailier international portugais du SUA, se présente comme le meilleur marqueur de son équipe avec 13 essais à son actif cette saison en Pro D2. Alors que son club affronte le Biarritz Olympique ce jeudi à 21 heures, il maintient un espoir, aussi minime soit-il, d'atteindre le top 6 en fin de saison. Face à des Biarrots qui luttent pour leur survie, Martins mise sur la cohésion collective pour préserver cette ambition.
La course au titre de meilleur marqueur
Bien qu'il affirme ne pas en faire une « fixette », le titre de meilleur marqueur d'essais de Pro D2 occupe inévitablement ses pensées. À seulement deux unités de la première place, il a déjà égalé les performances d'Iban Etcheverry la saison dernière et de George Tilsley en 2016-2017. La question se pose : peut-il battre le record du club agenais détenu par Rupeni Caucaunibuca, qui avait marqué 17 essais en 2005-2006 ? Martins insiste sur le fait qu'il se concentre uniquement sur la victoire dans les quatre derniers matchs.
Réflexions sur le match d'Aurillac et la saison en dents de scie
Absent du déplacement à Aurillac, où le SUA s'est incliné 21-38, Martins a néanmoins admiré l'essai d'Ollie Cummins à la télévision. « C'est un très bel essai ! Franchement, c'est un essai que tout joueur de rugby a envie de marquer. C'est un très bel essai que j'aurais aussi aimé marquer… », confie-t-il avec un sourire. Interrogé sur les performances irrégulières de son équipe, il avoue son incompréhension : « Je ne saurai pas l'expliquer. Pourtant, on travaille tout le temps très bien durant les semaines. On est toujours très concentrés. Il n'y a jamais une semaine où on se dit qu'on a envie de passer à côté ! ».
Le défi du Biarritz Olympique en lutte pour le maintien
Le Biarritz Olympique, autrefois club référence au début des années 2000, se bat aujourd'hui pour son maintien en Pro D2. Martins reconnaît l'importance historique de ce club : « Forcément, c'est un club historique, donc ça fait un peu mal de le voir dans cette situation. » Cependant, en tant que joueur d'Agen, il reste déterminé à ne faire aucun cadeau : « Ce n'est pas pour autant qu'on va les laisser gagner. » Il s'attend à une équipe biarrote très performante et prête à tout pour assurer sa survie.
Pour contrer les forces du BO, notamment leurs avants spécialistes du ballon porté, Martins souligne l'importance de la défense collective : « Il ne faudra pas qu'il y ait quelqu'un qui sorte du cadre, du plan de jeu collectif. Que ce soit en attaque ou en défense, il faut qu'on soit prêts à faire les efforts ensemble et à se donner à fond. » Il met en garde contre les trois-quarts biarrots, capables d'exploiter les petits espaces : « Il va falloir qu'on reste connectés en défense pour ne pas leur laisser la moindre occasion. »
L'espoir ténu des phases finales
Avec seulement quatre journées restantes et un retard de 7 points sur le 6e, Brive, Martins refuse d'abandonner l'idée des phases finales. « On ne lâchera rien ! Quoi qu'il arrive, on ne joue pas au rugby pour perdre. », déclare-t-il avec conviction. Il ajoute : « On a vraiment envie de créer quelque chose, de continuer l'aventure, que ça ne s'arrête pas au bout de ces quatre matchs. Et même si ça doit être le cas, il faut vraiment qu'il n'y ait aucun regret. »
Classement des marqueurs d'essais et priorité au collectif
Dans la course au titre de meilleur marqueur, Martins a perdu du terrain après le dernier week-end. Raffaele Costa Storti (Grenoble) et Dorian Marco-Pena (Valence-Romans) mènent avec 15 essais, suivis de Clément Martinez (Biarritz) et Michael Ruru (Vannes) à 14. Martins se classe 5e avec ses 13 essais, à égalité avec Setareki Bituniyata (Provence Rugby) et Louis Morland (Oyonnax).
Il admet suivre la compétition : « J'ai un peu regardé le week-end dernier qui avait marqué et j'en parle avec mon frère Nicolas. » Cependant, il réitère sa priorité : « Forcément que ça serait une réussite personnelle d'arriver à être parmi les meilleurs marqueurs d'essais de Pro D2. Mais je ne fais pas une fixette là-dessus. C'est vraiment le collectif avant les joueurs au SUA. Le collectif passera tout le temps avant tout le reste. Et si je ne marque plus d'ici la fin de la saison, mais qu'on gagne tous les matchs, ça me convient très bien. »



