La Rochelle : la jeune garde affronte l'Ulster en quart de finale de Challenge Cup
Très intéressante à Newcastle, la jeune garde jaune et noir a gagné le droit d'enchaîner un nouveau match en quart de finale de Challenge Cup, ce vendredi à 21 heures. Mais face à une opposition supérieure, elle aura aussi besoin de ses cadres pour relever ce défi de taille.
Des similitudes et des différences marquantes
Les points communs ne manquent pas entre le groupe rochelais rajeuni qui s'est déplacé en Afrique du Sud en décembre pour affronter les Stormers et celui qui était à Newcastle samedi 4 avril et qui est reconduit ce vendredi à Belfast. L'identité de nombreux joueurs reste similaire, mais deux grosses différences émergent.
La première, c'est que les Maritimes ont gagné en Angleterre (18-26) là où, à Port Elizabeth, ils avaient perdu sans démériter (42-21). La seconde, et c'est tout aussi important, est que cette fois, ils vont pouvoir poursuivre sur leur lancée et ne pas laisser cette aventure collective sans lendemain.
Édouard Richer souligne : « Au niveau du rythme et des automatismes, c'est beaucoup plus facile quand on enchaîne plutôt que quand on joue un match de temps en temps. Mine de rien, on y va avec un peu plus de confiance qu'à Newcastle. »
Un stade hostile et une ambiance particulière
Thomas Berjon met cependant en garde : « Attention, il y avait beaucoup de bonne humeur cette semaine, mais il ne faut pas qu'on oublie où on met les pieds. On leur a rappelé. Je pense qu'ils sont conscients qu'on va à Belfast, que ça va être compliqué et qu'on joue un quart de finale. On a fait un bon match la semaine dernière mais maintenant, c'est du passé. »
Un avertissement utile avant un match dans un stade qui, s'il ne s'appelle plus Ravenhill mais Affidea Stadium, garde une ambiance toute particulière. Une pression hostile rappelle que l'Ulster est un endroit à part, où le combat est érigé en valeur cardinale.
En décembre 2022, lancés dans la conquête de leur second titre européen, les Jaune et Noir n'avaient pu y jouer en raison d'un terrain gelé. Nul doute que les Nord-Irlandais et leurs supporters, fort marris par ce scénario à l'époque, s'en souviendront vendredi.
Le défi du deuxième match et le rôle des cadres
Ronan O'Gara, le manager de La Rochelle, partage ses souvenirs : « Je me souviens, quand j'étais très jeune, avoir joué face à David Humpreys. C'était le roi, là-bas. C'est un super souvenir. » Il explique que le second match est « 10 fois plus difficile que le premier » et insiste sur l'importance de ne pas avoir « un trou d'air dans l'équipe cette semaine ».
O'Gara attend beaucoup des rares joueurs expérimentés alignés en Ulster pour que les jeunes « comprennent comment tu peux gagner un avantage ». Il cite notamment Thomas Berjon qui est « en train de changer de dimension » dans son leadership, et espère beaucoup d'un Ulupano Seuteni.
Le manager conclut : « À Newcastle, les conditions étaient peut-être difficiles mais le rugby, aujourd'hui, ce n'est pas juste marquer des essais. Il y a des places disponibles pour beaucoup de maillots, et ce n'est pas réservé à certains joueurs. »
Ce quart de finale à Belfast représente donc un test crucial pour cette jeune équipe de La Rochelle, qui devra allier enthousiasme et maturité pour espérer poursuivre son parcours en Challenge Cup.



