Une performance titanesque pour le pilier toulonnais
Dans la continuité de son Tournoi des Six Nations exemplaire avec l'équipe de France, Jean-Baptiste Gros est sorti de l'ombre pour briller de mille feux avec le Rugby Club Toulonnais. Ce samedi 11 avril 2026, lors de la qualification arrachée en demi-finale de la Champions Cup face aux Glasgow Warriors (22-19), le pilier a confirmé tout son talent.
Un compliment qui vient du cœur
« Pour moi, c'est l'un des plus grands piliers que Toulon ait jamais connu », a déclaré Pierre Mignoni, le directeur sportif du RCT. Un compliment qui n'est pas anodin sur la rade toulonnaise, où être comparé aux légendes comme Gruarin, Ballatore, Diaz ou Hayman représente un honneur immense. Jean-Baptiste Gros, pudique et discret de nature, a certainement accueilli ces mots avec une émotion particulière.
Un match complet et décisif
« Au four et au moulin », selon les mots de l'adjoint Cédric Béal, le pilier de 112 kg a pesé de tout son poids sur la rencontre. Matthias Halagahu s'est enthousiasmé : « Il a fait un match monstrueux, à l'image du Tournoi qu'il vient de livrer ». Ben White, le demi de mêlée, a ajouté avec un large sourire : « Il est énorme, non ? », reflétant sans doute l'état d'esprit des supporters toulonnais.
Les chiffres d'une performance exceptionnelle
Le véritable « Monsieur Propre » du rugby français a reproduit avec le RCT l'exploit qu'il avait réalisé lors du Six Nations :
- 18 plaquages sur 18 tentés en défense
- 8 ballons portés avec engagement
- Des mètres précieux grappillés à chaque intervention
- Un ballon récupéré, un autre contré, un suivant arraché
- Une capacité de déplacement rare pour un pilier
- Des mêlées solidifiées et dominantes
Et pour couronner le tout, l'international aux 45 sélections a marqué un essai décisif peu avant la demi-heure de jeu, en tendant le bras pour aplatir entre les poteaux à la suite d'un pick and go collectif. C'était son premier essai avec Toulon depuis le 26 mars 2022, une éternité pour ce guerrier du terrain.
La reconnaissance de ses pairs
Ben White a souligné : « Il ne parle pas beaucoup, mais il agit avec force ». Matthias Halagahu a complété : « Jean-Baptiste répond toujours présent dans les gros matchs. Il fait partie des leaders dont on aura besoin si on veut aller au bout. Quand il est à ce niveau-là, je ne suis pas sûr qu'il y ait meilleur dans le monde ».
Le talonneur Teddy Baubigny a approuvé : « On ne le présente plus. Au-delà du fait d'avoir marqué, c'est l'assurance tous risques, que ce soit en termes de conquête ou d'agressivité. Mais c'était un samedi normal pour lui ! »
L'humain derrière le monument
Rassurons-nous toutefois : le divin chauve du RCT reste humain. Sorti à la 64e minute de jeu, le « monumental » natif d'Arles « était mort », comme l'a confié son entraîneur. Cette vulnérabilité montre que même les plus grands guerriers ont leurs limites, ce qui rend sa performance d'autant plus remarquable.
Cette victoire contre Glasgow a non seulement permis à Toulon de se qualifier pour les demi-finales de la Champions Cup, mais elle a aussi confirmé que Jean-Baptiste Gros est devenu un pilier essentiel de l'équipe, capable de faire basculer les matchs les plus importants par son engagement total et sa maîtrise technique exceptionnelle.



