Evan Olmstead, le Canadien du SUA, vit ses dernières semaines à Agen avant un départ incertain
Evan Olmstead, le Canadien du SUA, vit ses dernières semaines à Agen

Evan Olmstead, le Canadien du SUA, vit ses dernières semaines à Agen avant un départ incertain

Le deuxième ligne canadien Evan Olmstead vit ses dernières semaines au sein du club agenais. Bien décidé à tout donner, ce vendredi soir à Aurillac (19 heures), comme depuis le début de son aventure sur les bords de la Garonne. Même s’il ne sait toujours pas de quoi demain sera fait. « Les mecs qui vont partir, ils ont envie de laisser la meilleure image possible au club. Il nous reste cinq matchs et on va les jouer à fond. On va jouer au rugby et à la fin, on verra où on finit. » Ces paroles ont été prononcées par Mauricio Reggiardo, vendredi dernier, à l’issue de la défaite contre Vannes (22-49). Elles auraient très bien pu l’être par Evan Olmstead.

Un départ regretté mais inévitable

Le deuxième ligne fait partie de ces « mecs qui vont partir ». À son grand regret. Arrivé à Agen en 2022, après trois saisons au Biarritz Olympique, le Canadien de 35 ans aurait aimé prolonger l’aventure avec le SUA. Mais l’encadrement en a décidé autrement. Son âge et son statut de non-Jiff ont évidemment pesé dans la balance. Les économies à réaliser sur la masse salariale, aussi. « Je comprends leurs arguments. Dans leurs calculs, je ne suis pas en bonne position. C’est la vie. » Il aurait aimé les faire changer d’avis. Mais ses états de service et son investissement sans faille n’ont pas pris le dessus. Tout comme ils ne lui ont pas encore permis de trouver un nouveau point de chute.

Un objectif mondial comme motivation

« Si j’étais jeune et Jiff, ce serait plus facile ; c’est certain. Mais je n’ai pas été blessé de la saison ; j’ai disputé presque 100 matchs sur les quatre derniers exercices [92 jusque-là, NDLR]. Je suis en forme et j’ai un vrai but de travail pour la Coupe du monde », l’an prochain, en Australie. Un objectif, qui, selon lui, n’est pas un frein dans sa quête d’un ultime challenge en club. « Ce n’est pas un problème pour le Stade Toulousain, fait-il remarquer. Ils ont des joueurs focus sur le Tournoi des Six-Nations et la Coupe du monde, mais qui jouent également pour lui. Je pense, au contraire, que c’est un plus pour moi, car j’ai un but. Le rugby de club est très important, mais si tu aspires à jouer contre les Blacks ou les Springboks, tu vas élever ton niveau, et tu seras meilleur pour ton équipe. »

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L'incertitude et la concentration sur le présent

Malgré son expérience, l’incertitude qui entoure son avenir lui pèse, forcément. « Si ça ne te pèse pas, ce n’est pas normal. Car il y a une vie de famille derrière. Où vais-je habiter ? Où vais-je jouer ? » Autant de questions pour l’heure sans réponse. Alors, il se concentre sur ce qu’il peut maîtriser. « Mon jeu, mon corps. Je travaille fort, j’essaye de bien jouer. Pour le reste, arrivera ce qu’il arrivera. Ça fait partie de la vie de rugbyman et ce n’est pas la première fois dans ma carrière que je dois changer de club. »

Les défis sportifs restants

Comme tous ses coéquipiers, il a eu droit à deux jours de repos après le lourd revers face à Vannes. « C’était un gros challenge », contre une formation taillée pour le Top 14. « On a bien joué au rugby mais le manque de précision nous coûte cher. Contre une telle équipe, tu rates une petite chose et tu prends sept points derrière. » Une opération qui s’est renouvelée bien trop de fois au cours de la rencontre. Désormais relégués à 10 points du top 6, les Agenais ont vu les phases finales s’éloigner. Irrémédiablement ? « Mathématiquement, ce sera très dur, reconnaît le Canadien. Mais c’est encore possible, donc on va essayer. »

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Un hommage des supporteurs

Evan Olmstead n’est pas le seul joueur à vivre ses dernières semaines au SUA. « Impossible de ne pas penser que c’est bientôt fini », avoue-t-il. Mais il est le seul, en revanche, à avoir été l’objet d’une pétition pour être conservé par le club agenais. Une pétition initiée par un supporteur, qui a récolté 616 signatures. « C’était très gentil. C’est bon de savoir que j’ai eu un impact sur les supporteurs. Et ils en ont eu un sur moi. » Cette démarche, pour le moins originale, n’a pas eu l’effet escompté. Mais elle a touché le principal concerné, même si ce dernier n’a « jamais joué pour les supporteurs dans le stade. Je joue pour ma famille, moi-même, mes coéquipiers. Mais c’est toujours bon de voir que l’on donne du plaisir au public ». Celui d’Armandie aura encore deux occasions d’en profiter, contre Biarritz (16 avril) et Soyaux-Angoulême (8 mai).